Ce texte décrit mon expérience personnelle et se veut une contribution au débat public.
Je n’ai commis aucun crime et je n’ai fait de mal à personne. J’ai néanmoins dû payer 12 000 euros. Pour moi, ce montant équivaut à une dizaine d’années d’économies.
La raison en est un retard de six mois dans un déménagement qui, selon la réglementation en vigueur, aurait dû être achevé d’ici un an.
Ce retard était dû à des raisons de santé : après un accident qui a entraîné une fracture du poignet et des problèmes de dos persistants, les déplacements n’étaient plus possibles que dans une mesure limitée. Après l’emménagement, de graves réactions allergiques se sont également produites, dont la cause n’a pas pu être clairement déterminée malgré les examens médicaux, car il n’existe pas de tests standardisés pour certains matériaux de construction.
Malgré ces circonstances, le retard a été pleinement sanctionné. De mon point de vue personnel, cette décision semble disproportionnée dans la mesure où les situations de santé individuelles n’ont guère été prises en compte.
Selon moi, cette affaire soulève une question fondamentale : comment sont traités les petits propriétaires qui réalisent des investissements de précaution pour assurer leur avenir ? Outre les exigences croissantes, les nouvelles normes et obligations administratives, ils sont soumis à une pression financière croissante. À long terme, ces évolutions affectent également les locataires, car les coûts supplémentaires sont généralement répercutés.
Je pense qu’il est important d’avoir une discussion objective sur la proportionnalité et l’humanité dans l’application des réglementations existantes. Dans des cas justifiés, des exceptions ou des solutions plus flexibles devraient être possibles.
Les lecteurs qui souhaitent partager leurs opinions ou expériences similaires sont invités à m’écrire à [email protected]. Je répondrai personnellement à chaque lettre.
15/01/2026 Pascale Baudimont, Eupen