Les Diables Rouges ont battu les États-Unis, Trump et la FIFA 4-1 et sont en quarts de finale contre l’Espagne.

La Coupe du monde de football continue pour la Belgique : les Diables rouges ont battu les États-Unis, co-organisateurs, 4-1 en huitièmes de finale après une performance fantastique et se retrouvent désormais en quarts de finale de la Coupe du monde contre l’Espagne.

La fête pathétique aux États-Unis, alimentée par le président Donald Trump, a pris fin brutalement lors de la Coupe du monde. L’équipe autour de l’attaquant Folarin Balogun, dont la suspension a été levée de manière surprenante par la Fédération internationale de la FIFA après un carton rouge lors du match précédent, a perdu à juste titre 1:4 (1:2) contre la Belgique en huitièmes de finale à Seattle et doit mettre derrière elle son rêve d’un premier triomphe en Coupe du monde plus tôt que prévu.

– Infantino regarde en direct : Devant 66 925 spectateurs – dont le président de la FIFA Gianni Infantino, très critiqué – le dernier co-organisateur restant a montré de loin sa performance la plus faible en tournoi. Auparavant, le Canada (0:3 contre le Maroc) et le Mexique (2:3 contre l’Angleterre) avaient également été éliminés.

Parce que la décision de suspendre l’interdiction de l’attaquant Balogun a été précédée d’une conversation téléphonique entre le président Trump et le patron de l’association Infantino (voir article ailleurs), l’affaire s’est transformée au cours de la dernière journée et demie en l’un des plus grands scandales footballistiques de l’histoire de la Coupe du monde. Infantino a regardé depuis une loge lundi (heure locale), mais contrairement à la plupart des autres matchs, il n’a pas été montré sur les écrans du stade.

– Balogun tire un coup franc avant le 1:1 : Balogun lui-même s’est précipité comme prévu et a obtenu le coup franc de Malik Tillman du Bayer Leverkusen (31e minute) pour égaliser les États-Unis à 1-1. Mais la Belgique a réalisé sa meilleure performance dans le tournoi et, après deux buts de l’attaquant Charles De Ketelaere (9e/33e) et des buts de Hans Vanaken (57e) et Romelu Lukaku (90e+3), elle affrontera l’Espagne, championne d’Europe, en quarts de finale vendredi (21h/CEST) à Inglewood près de Los Angeles.

Les huitièmes de finale de la Coupe du monde sont devenus bien plus qu’un match de football normal grâce à l’affaire Balogun, sans précédent dans l’histoire de la Coupe du monde. Et les États-Unis n’ont pas manqué l’occasion d’ajouter encore plus de pathos au jeu et de célébrer leur attaquant de manière particulièrement frénétique au Lumen Field. Le joueur de 25 ans, qui a reçu un carton rouge lors de la victoire 2-0 contre la Bosnie-Herzégovine, a reçu de vifs applaudissements lors de l’échauffement.

– Deux contacts de ballon Balogun en 25 minutes : Balogun a d’abord plongé sur l’herbe. Après 25 minutes, l’attaquant américain n’avait plus que deux touches de balle. À ce stade, la Belgique menait déjà 1-0 après que De Ketelaere ait converti une passe de Nicolas Raskin pour prendre rapidement l’avantage. Le sélectionneur belge Rudi Garcia avait choisi une composition courageuse sans les vétérans Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne ainsi que sans l’étoile filante Jeremy Doku.

Peu après la première pause beuverie, Balogun était en action pour la première fois et a décoché un coup franc dans une position dangereuse après une faute de Maxim De Cuyper. La tentative de Tillman, déviée par l’éventuel buteur Vanaken, s’est avérée imparable pour que Thibaut Courtois égalise.

Les supporters américains présents à Seattle ont hué le gardien belge de manière particulièrement bruyante et persistante. « Seattle est bruyante », disaient certaines banderoles. Et c’est comme ça que ça s’est passé, notamment depuis l’hymne national jusqu’au premier but encaissé.

– L’équipe américaine ne peut pas résister à une pression énorme : L’égalisation n’a pas non plus duré longtemps : à peine 61 secondes plus tard, c’est à nouveau De Ketelaere qui a repris de la tête un centre précis de Leandro Trossard à bout portant. Juste avant la mi-temps, Balogun avait une énorme chance d’égaliser à nouveau. Mais l’attaquant a tiré au-dessus du but à bout portant. Il avait marqué trois buts lors des précédents matchs de Coupe du monde.

Les USA ne sont jamais vraiment revenus dans le jeu et sont apparus étrangement instables. Les professionnels autour du capitaine Tim Ream semblaient comme si ce match était trop gros et trop chargé pour eux. La meilleure preuve en est le troisième but encaissé, lorsque le gardien Matt Freese, qui avait déjà été solide lors de la Coupe du monde, a commis une grave erreur, permettant à Vanaken de tirer dans le but vide.

– Le chanteur Eddie Vedder apporte les dernières acclamations américaines : Avec le troisième but des calmes Belges, le rêve que le capitaine Ream puisse devenir le premier capitaine américain à remporter le trophée de la Coupe du Monde le 19 juillet à East Rutherford près de New York s’est brisé.

Il n’y a eu qu’une seule grande acclamation à Lumen Field, où le match a commencé dans un bruit assourdissant par un merveilleux après-midi d’été : lorsque le chanteur et noble fan Eddie Vedder a siroté une canette de bière dans sa bouche pour les fans sur le moniteur vidéo et en a versé la moitié sur sa chemise. Le public a applaudi. D’un point de vue sportif, la partie était désormais décidée depuis longtemps. Lukaku a mis le dernier coup d’épingle avec son but dans les arrêts de jeu. (dpa/cré)