De l’avis du groupe Vivant, le cas actuel de Stephanie Pauels (CSP), directrice par intérim de l’Athénée de Saint-Vith, révèle un problème connu depuis des années dans l’Est de la Belgique.
Les quatre députés Michael Balter, Diana Stiel, Elena Peters et Marco Hoffmann critiquent les règles d’incompatibilité. Quiconque est censé contrôler le gouvernement ne devrait pas simultanément occuper un poste dans lequel il dépend de ce même gouvernement ou avoir des responsabilités de gestion dans un domaine réglementé par celui-ci.
L’incompatibilité entre le mandat parlementaire et la fonction de bourgmestre avait déjà été introduite au sein du PDG en 2016. C’est précisément pour cette raison que Jérôme Franssen, aujourd’hui ministre DG, a dû renoncer à son mandat PDG en 2021 lorsqu’il est devenu bourgmestre de Raeren.

En 2023, une autre incompatibilité a été décidée : les hauts fonctionnaires, directeurs ou directeurs généraux d’un établissement d’intérêt public (EÖI) de la DG ne sont plus autorisés à siéger au Parlement en même temps. Cela était justifié par d’éventuels conflits d’intérêts. Quiconque, d’une part, gère une institution publique et, d’autre part, en tant que parlementaire, a son mot à dire dans les décisions concernant les ressources, les règles ou le contrôle, se retrouve dans une situation de tension.
Selon Vivant, le CSP souhaitait revenir sur ces règles supplémentaires. « Dans ses propositions d’amendements, elle a non seulement demandé la suppression de la nouvelle incompatibilité des fonctions supérieures de l’EÖI, mais également la possibilité de permettre aux maires de se réunir à nouveau simultanément au sein du PDG. Ces propositions ont également été cosignées par Stephanie Pauels, alors députée CSP – aujourd’hui chef du groupe parlementaire CSP au sein du PDG. »
Selon Vivant, l’affaire Pauels montre les lacunes de la réglementation actuelle. « Il existe une incompatibilité évidente pour les maires. Il en va de même pour les postes de direction dans les institutions d’intérêt public. Pour les directeurs d’école, les présidents des conseils sociaux ou les juges non professionnels, il existe cependant encore des lacunes ou des zones grises, même si le potentiel de conflit est similaire. C’est pourquoi les règles doivent désormais être renforcées. »

Celui qui siège au Parlement devrait pouvoir contrôler le gouvernement de manière indépendante, estime Vivant. Quiconque dirige simultanément une école, exerce une responsabilité exécutive en tant que président d’un conseil de protection sociale ou fait partie d’un organe exécutif communal en tant qu’échevin se retrouve rapidement dans une zone de tension entre contrôle et responsabilité personnelle.
Vivant : « Il ne s’agit pas de personnes. Il s’agit de règles claires. Ce qui a été reconnu comme problématique par les maires et les directeurs de l’EÖI ne doit pas soudainement devenir sans problème pour les directeurs d’école, les présidents des conseils de protection sociale et les juges non professionnels. Si vous voulez de la crédibilité, vous devez réglementer clairement les incompatibilités – et ne pas les accroître ou les réduire en fonction de la situation politique des partis. »
Vivant a maintenant soumis au Parlement une proposition de décret spécial spécifique pour combler ces lacunes. L’objectif est d’élargir systématiquement les incompatibilités existantes et de préciser que les fonctions de direction dans le secteur scolaire ainsi que les mandats exécutifs municipaux tels que la fonction de président d’un conseil d’action sociale ou la fonction de juge non professionnel ne doivent pas être exercés en même temps qu’un mandat au sein du DG Parlement. « Mieux vaut des règles claires que des excuses ultérieures », ont conclu les quatre députés Vivant Balter, Stiel, Peters et Hoffmann. (créer)