Le leader de l’AfD « extrêmement déçu » par Donald Trump – Giorgia Meloni devient-elle une figure de proue de la droite ?

Dans l’émission Markus Lanz de la ZDF, le président fédéral de l’AfD, Tino Chrupalla, a exprimé des critiques étonnamment claires à l’égard du président américain Donald Trump. La principale raison était l’escalade actuelle du conflit avec l’Iran et le rôle des États-Unis dans ce conflit.

Dans l’émission, Chrupalla s’est dit « extrêmement déçu par Donald Trump ». Il a particulièrement critiqué ce qu’il considérait comme un non-respect par Trump de ses principales promesses de campagne. Pendant la campagne électorale, Trump a accusé ses adversaires d’avoir déclenché une troisième guerre mondiale – maintenant, il voit lui-même le danger que la situation ne dégénère sous Trump.

Chrupalla a déclaré qu’il ne voyait aucune stratégie claire derrière les actions militaires des États-Unis et d’Israël dans le conflit avec l’Iran. Selon lui, la guerre était « contraire au droit international » et il n’existait aucune stratégie de sortie perceptible.

– Avertissement d’une plus grande guerre : Le politicien de l’AfD a même exprimé sa crainte que cette évolution ne conduise à une escalade mondiale. Il a littéralement dit que nous pourrions être « au seuil » d’une guerre majeure.

Ce faisant, il s’est clairement opposé à la ligne de conduite du gouvernement américain ainsi qu’aux voix au sein de l’AfD qui continuent de soutenir Trump. Il existe actuellement différentes évaluations de la politique étrangère américaine au sein du parti.

Ces propos ont été tenus dans le cadre d’une émission dans laquelle le modérateur Lanz remettait en question la ligne de politique étrangère de l’AfD. Outre le conflit iranien, il y avait également des tensions internes au sein du parti et des allégations de népotisme.

Les critiques de Chrupalla sont particulièrement visibles car il a été invité à l’investiture de Trump à Washington début 2025 et a parfois été considéré comme un sympathisant politique du président américain.

– Meloni modèle possible pour les partis de droite : Dans le débat politique, ce point est parfois comparé aux évolutions dans d’autres partis de droite européens. Un exemple fréquemment cité est celui de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, du parti Fratelli d’Italia. Bien que son parti fasse également partie du spectre politique de droite, Meloni poursuit une politique étrangère clairement pro-occidentale. Elle soutient les liens de l’Italie avec l’OTAN, prend clairement position contre le président russe Vladimir Poutine et soutient l’Ukraine dans la guerre contre la Russie.

Les politologues y voient un modèle possible pour les partis de droite qui aspirent à assumer des responsabilités gouvernementales : se montrer conservateurs ou critiques à l’égard de l’immigration dans leur politique intérieure, mais en même temps rester fermement dans le système d’alliance occidentale en matière de politique étrangère. (créer)