Le Premier ministre Viktor Orbán a qualifié l’Ukraine d’« ennemi » de la Hongrie dans un discours de politique intérieure début février 2026.
Le contexte du choix pointu des mots est le conflit actuel entre Orbán avec Kiev et avec l’Union européenne sur la politique énergétique et les sanctions : Orbán accuse l’Ukraine de travailler à Bruxelles pour bloquer l’accès de la Hongrie à l’énergie russe bon marché, ce qu’il présente comme une attaque directe contre les intérêts hongrois.

Dans ce contexte, le chef du gouvernement a également clairement indiqué une fois de plus qu’il rejetait l’adhésion de l’Ukraine à l’UE et a prévenu que la Hongrie pourrait être entraînée dans la guerre si elle soutenait davantage Kiev.
Cette déclaration est considérée comme une nette escalade, car la Hongrie condamne formellement l’invasion russe, mais depuis le début de la guerre, elle s’oppose aux livraisons d’armes à l’Ukraine, à certaines parties des sanctions de l’UE et aux mesures en faveur de l’intégration européenne de Kiev.
Au sein de l’UE, la rhétorique ennemie a été vivement critiquée, car elle a été perçue comme une rupture avec le langage diplomatique habituel entre États partenaires et comme une évolution vers les récits russes. (créer)