La compagnie ferroviaire laisse les grandes gares ouvertes la nuit pour que les sans-abri se protègent du froid extrême

La société ferroviaire belge SNCB/NMBS laisse actuellement ouvertes certaines grandes gares de Belgique la nuit afin que les sans-abri puissent y trouver un endroit chaud et sûr par temps très froid. Il s’agit d’une mesure extraordinaire. La raison en est la situation météorologique extrême actuelle en Belgique.

En Belgique, les températures glaciales qui règnent depuis Noël font descendre les températures nocturnes bien en dessous de zéro dans de nombreux endroits. Face à ce froid extrême, la SNCB a décidé de maintenir exceptionnellement ouvertes la nuit quatre grandes gares de Belgique afin que les personnes sans résidence permanente puissent y trouver un abri contre le froid.

Les gares concernées sont : Bruxelles-Sud (Bruxelles-Midi / Brussel-Zuid), Anvers-Centraal, Gand-Sint-Pieters et Liège (Liège-Guillemins).

Normalement, les bâtiments de la gare ferment la nuit, mais dans cette situation météorologique extrême, les halls de la gare restent ouverts avec chauffage. Les personnes sans hébergement sont autorisées à séjourner dans les espaces communs, à utiliser les sièges et les sanitaires et ainsi à échapper au froid.

La société de sécurité SNCB Securail est sur place pour assurer la sécurité. Dans la mesure du possible, il sera précisé au préalable s’il existe des places libres disponibles dans les hébergements d’urgence officiels, mais même si ceux-ci ne sont pas accessibles ou sont complets, vous êtes autorisé à rester dans la gare.

L’objectif de cette mesure est d’éviter que quiconque doive dormir dehors sans protection pendant les nuits très froides, car des températures inférieures à zéro peuvent mettre la vie des personnes sans abri en danger.

On observe des réactions similaires face aux conditions météorologiques extrêmes dans de nombreux autres pays européens et en Amérique du Nord : des abris d’urgence sont ouverts pendant de longues périodes en hiver ou des « stations de réchauffement » temporaires sont proposées. Les initiatives communautaires et les organisations humanitaires intensifient leur travail de proximité pendant les vagues de froid. Certaines villes ont mis en place des programmes permanents de logement d’urgence pour réduire les risques sanitaires liés au froid extrême pour les sans-abri.

En Grande-Bretagne, outre les mesures gouvernementales, il existe également des projets forts de la société civile dans lesquels le prince William, entre autres, est actif. Le prince William a lancé le programme Homewards avec sa Fondation royale – un effort quinquennal qui testera de nouvelles façons de lutter contre le sans-abrisme dans certaines régions du Royaume-Uni. Ce projet n’a pas seulement pour but de fournir une aide à court terme, mais aussi de créer des solutions durables, par ex. B. par la construction de logements abordables, de réseaux locaux et de programmes de promotion de l’emploi.

Le prince William n’est pas seulement un mécène en arrière-plan, il est également impliqué personnellement : il a déjà dormi dans le froid pour expérimenter lui-même le problème et attirer l’attention sur lui.

À Berlin, il existe des bus froids pour les sans-abri, comme c’est le cas dans d’autres villes d’Allemagne. Ces bus parcourent la ville de nuit pendant la période hivernale (généralement de novembre à fin mars) et proposent une assistance aux personnes sans adresse permanente. Cela comprend des boissons chaudes, des sacs de couchage, des vêtements chauds et, si les personnes concernées le demandent, le transport vers un refuge d’urgence.

Les bus froids sont exploités, entre autres, par la Berlin City Mission. Il existe également un bus thermique de la Croix-Rouge allemande qui propose une assistance similaire plus tôt dans la soirée. Malheureusement, dimanche soir, deux bus froids de la Berlin City Mission ont apparemment été délibérément incendiés après la fin de leur service. L’un des bus a complètement brûlé, l’autre n’est pas encore opérationnel. Heureusement, personne n’a été blessé. (cré/dpa)