Pour la première fois, les directeurs de prison descendent dans la rue et dénoncent la situation désespérée d’un système pénitentiaire qui s’apprête à explosion. Compte tenu du surpopulation critique, ils visent le gouvernement.
Jeudi, une mobilisation sans précédent a eu lieu dans toute la Belgique: pour la première fois, les directeurs de prison démontrent, où les gardes sont jusqu’à présent venus au public. Un mouvement général avec des actions dans toutes les provinces et un ultimatum au gouvernement de Wever.

Leur déclaration est alarmante: 13 156 prisonniers pour un peu plus de 11 000 places, le surpeuplement des prisons atteint presque la fracture. 362 prisonniers sont obligés de dormir sur un matelas au sol. Vous envoyez un signal fort, un appel SOS, combiné à un ultimatum qui a été placé hier au gouvernement du De Wever.
Les directeurs de prison affirment qu’il leur est impossible de travailler conformément à la loi et de demander des mesures à court terme « pour éviter une violation ». Ils exigent donc l’introduction de quotas en deux phases.

Jusqu’à ce que plus de prisonniers ne dormaient par terre, deux personnes devraient être libérées pour chaque nouveau venu. Dès que cette situation est ajustée, le principe « un prisonnier libéré devrait s’appliquer à chaque prisonnier nouvellement repris ». Les administrateurs appellent également des moyens financiers qui sont calculés sur la base du nombre réel de prisonniers et « pas sur un nombre théorique qui ne correspond pas à la réalité ». Cela signifie que les fonds attribués devraient être calculés sur la base de 13 000 au lieu de 11 000 prisonniers.
Dans une lettre publiée dans plusieurs médias, les directeurs de prison prévoient: « Il n’est plus possible d’ignorer ce appel. La ligne rouge a maintenant été dépassée. Si aucune décision n’est prise, des mesures sont inévitables. Nous ne pouvons plus. » (Cre)