Un marathon budgétaire de trois jours commence aujourd’hui, lundi 8 décembre 2025, pour le Parlement de la DG. Les factions majoritaires – ProDG, CSP et PFF – salueront le projet de budget du gouvernement pour l’année à venir comme étant solide, tandis que l’opposition – SP, Vivant et Ecolo – le critiquera largement.
C’est le rituel habituel. La même procédure que chaque année. Ce qui pourrait donner aux débats un peu plus de potentiel de conflit en 2025 : contrairement aux années précédentes, le gouvernement du Premier ministre Oliver Paasch (ProDG) ne peut éviter de décider de mesures d’austérité. Ainsi, l’argent n’est plus seulement distribué, mais il est également économisé.
De plus, le chef du gouvernement devra justifier la montagne d’endettement qui ne cesse de croître. Sa valeur est aujourd’hui d’environ 1,3 milliard d’euros.

Selon le syndicat CSC, le fardeau de la dette devrait atteindre environ 1,5 milliard d’euros d’ici 2028. Cela signifie que la DG a la dette par habitant la plus élevée de Belgique. La DG est déjà plus de deux fois endettée par habitant par rapport à la Flandre (15 300 euros contre 6 940 euros) et est nettement plus élevée que la Région wallonne (10 670 euros par habitant, à partir de 2024). Dans le même temps, les charges d’intérêts continueraient d’augmenter. Le Premier ministre Paasch a toutefois assuré à plusieurs reprises que la dette de la DG était « gérable ».
Le projet de budget de la DG pour 2026, qui sera débattu au sein du PDG à partir d’aujourd’hui lundi, a été présenté à l’automne dernier. Paasch a présenté un budget sous le slogan « pour une communauté capable d’agir », dans le but de rester capable d’agir malgré les incertitudes économiques mondiales et en même temps de réaliser des investissements ciblés dans des domaines clés tels que l’éducation, la santé, les soins et les affaires sociales. La DG entend ainsi assurer ses missions fondamentales : rénover les écoles, assurer les soins et – si possible – maintenir les services sociaux.

Mais le projet a suscité de nombreuses critiques, notamment de la part du syndicat chrétien CSC, mais également de la part des factions d’opposition et des associations sociales. La CSC décrit le budget comme une « opportunité manquée » car, selon elle, les réformes structurelles nécessaires ne sont pas mises en œuvre et des mesures sont prévues pour accroître les inégalités sociales.
Un problème central pour les critiques est la modification prévue des allocations familiales : le projet envisage de suspendre l’indexation actuelle des allocations familiales ou de procéder à un saut d’index. Selon le CSC, cela représente une réelle perte pour les familles – environ 18 euros par enfant et par mois, et pour les familles bénéficiant d’un complément social jusqu’à 23 euros. Cela pèserait particulièrement sur les familles à faible revenu et les parents isolés.
Dans le même temps, la soi-disant prime scolaire a été supprimée – une décision qui touche de nombreuses familles, notamment lorsque les enfants vont à l’école en dehors de la DG. Pour eux, les inconvénients s’additionnent : moins d’allocations familiales, des frais de scolarité et de garde plus élevés et donc une charge financière considérablement accrue.

Il existe également des critiques dans le domaine des personnes âgées et de la politique de soins : la DG verse l’allocation de soins comme une « option spéciale coûteuse » – sans procéder à un examen des revenus. Alors que dans d’autres régions de Belgique, l’allocation de soins est accordée en fonction des besoins, dans la DG, chaque personne éligible reçoit actuellement le même montant, quel que soit son revenu. Les critiques déplorent que cela signifie que les fonds sont moins ciblés sur ceux qui en ont besoin et qu’aucune solution durable n’est trouvée aux problèmes structurels du secteur des soins et des soins.
En outre, les partis d’opposition se plaignent du fait que le budget est loin de formuler une stratégie financière durable à long terme. Le budget ressemble à une collection de vieilles promesses – avec de nombreux gestes symboliques mais peu de changements concrets. Il y a un manque de courage politique pour entreprendre de véritables réformes visant à combiner durablement responsabilité sociale et viabilité financière. Il est critiqué du fait que malgré les investissements annoncés dans l’éducation, la santé et les infrastructures, le budget prévoit des réductions notables pour les familles et les enfants – en particulier à une époque de hausse du coût de la vie et d’incertitude économique croissante.
De nombreux observateurs s’inquiètent beaucoup du fait que le budget puisse paraître formellement équilibré – mais en réalité, le fardeau de la consolidation budgétaire retombe sur les personnes socialement défavorisées : les familles à faibles revenus, les parents isolés, les personnes âgées ou celles ayant besoin de soins sont ceux qui souffrent. Dans le même temps, on ne sait toujours pas exactement comment et quand la dette croissante de la DG devrait être effectivement réduite à l’avenir – une perspective stratégique sur une politique budgétaire et sociale durable reste insuffisante du point de vue des critiques. (créer)