Trump fonde le « Conseil de la paix » – l’adhésion coûte un milliard de dollars américains – Poutine est également invité

Donald Trump n’a pas reçu le prix Nobel de la paix, ce qui semble toujours l’agacer. Il ne savait pas quoi faire du Prix de la Fifa pour la Paix, avec lequel Gianni Infantino, président de la Fédération mondiale de football, voulait s’immortaliser auprès du président américain. Mais Trump met désormais en place un « Conseil de paix ».

Les États peuvent obtenir un siège permanent au sein du « Conseil de paix » nouvellement créé par le président américain Donald Trump s’ils contribuent à hauteur d’un milliard de dollars au budget d’ici un an. Cela ressort du projet de charte, qui a été rapporté par plusieurs médias et dont le texte intégral a été publié par le Times of Israel.

Les 13 chapitres montrent également que le gouvernement américain souhaite élargir considérablement le mandat du Conseil – au-delà de l’accent mis auparavant sur la pacification et la reconstruction de la bande de Gaza. Le Conseil devrait donc s’occuper des crises et des conflits dans le monde entier.

Les critiques parlent donc déjà d’une éventuelle concurrence avec l’ONU, que Trump critique à plusieurs reprises comme étant dysfonctionnelle. Cette critique se retrouve également dans le préambule. Il affirme qu’une paix durable nécessite « un jugement pragmatique, des solutions raisonnables et le courage de s’éloigner des approches et des institutions qui ont trop souvent échoué ». L’objectif est de créer un organisme international de consolidation de la paix « plus agile et plus efficace ».

Selon le concept actuel, le Conseil devrait se concentrer sur le conflit à Gaza. La commission fait partie de la deuxième phase du plan de paix de Trump pour la bande de Gaza, qui appelle à la fin définitive de la guerre et au désarmement de l’organisation terroriste Hamas, ce qu’elle rejette. Cet organisme est destiné à superviser le nouveau gouvernement intérimaire de la bande côtière.

Selon leurs propres déclarations, plusieurs chefs d’État et de gouvernement ont récemment été invités par Trump à participer au « Conseil de paix ». Selon le Kremlin, le président russe Vladimir Poutine a reçu une invitation des États-Unis par la voie diplomatique à participer au « Conseil de paix » pour la bande de Gaza. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le chef de l’État égyptien Abdel Fattah al-Sisi, le président argentin Javier Milei et le Premier ministre hongrois Viktor Orban ont également reçu des invitations. Selon les dernières informations, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, en a reçu un de l’UE.

Le projet de charte stipule que Trump présidera et que seuls les chefs d’État et de gouvernement invités par lui pourront en être membres. L’adhésion régulière prend fin au bout de trois ans – à moins que les pays ne versent un milliard de dollars au budget du conseil.

Les modifications du document peuvent donc être décidées à la majorité des deux tiers des membres, avec confirmation supplémentaire du président. Il poursuit en disant que le Conseil de paix se dissoudra, entre autres, à un moment « que le président jugera nécessaire ou approprié ». (dpa/cré)