« Mégalomanie du président américain » : Grande banderole avec un portrait de Donald Trump au ministère de la Justice

À Washington, une très grande banderole arborant le portrait du président américain Donald Trump et les mots « Make America Safe Again », un slogan que son administration utilise pour promouvoir sa politique de lutte contre l’immigration clandestine et la criminalité violente, a été placée devant le siège du ministère américain de la Justice (DOJ).

La bannière est suspendue entre deux colonnes dans un coin du bâtiment historique du DOJ et est visible de loin. Les responsables ont déclaré que cela faisait partie d’une « célébration » du prochain 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis et pour souligner les réalisations de l’agence dans la lutte contre la criminalité.

Cette décision suscite un vif débat politique aux États-Unis, car le ministère de la Justice est traditionnellement considéré comme un organisme indépendant d’application de la loi qui ne devrait pas se laisser exploiter pour des messages politiques partisans.

Les critiques voient cet incident comme un symbole de la politisation croissante du système judiciaire par Trump, qui voulait signaler que le DOJ sous sa direction est fortement influencé par la présidence – y compris dans les enquêtes en cours et précédentes.

Les observateurs et anciens responsables soulignent qu’une agence fédérale comme le DOJ doit rester neutre et indépendante, quelle que soit l’administration actuelle.

– Les relations de Trump avec les autorités fédérales : La bannière du DOJ n’est pas la première action de ce type de la part de son administration : ces derniers mois, des banderoles similaires ou son nom ont été placées sur d’autres bâtiments fédéraux, comme le ministère du Travail et de l’Agriculture ou des institutions culturelles à Washington, suscitant de nouvelles critiques.

– Débat sur l’indépendance : Alors que le ministère de la Justice prétend vouloir utiliser cette étiquette pour souligner son travail et sa politique de sécurité, les opposants au gouvernement accusent cette décision de manquer de respect à la séparation traditionnelle entre la politique et les forces de l’ordre.

Alors que le magazine d’information polonais écrit : « La mégalomanie du président américain ne connaît pas de limites », notamment en ce qui concerne le « Conseil de paix » initié par Trump (voir article ailleurs), des comparaisons avec le culte de la personnalité en Corée du Nord sont déjà faites sur les réseaux sociaux.

– Aéroport qui portera le nom de Trump : Il est d’ailleurs peu probable que cette campagne de bannières s’arrête, car Donald Trump et ses partisans travaillent actuellement à donner aux aéroports le nom du président américain sortant. Il existe déjà des démarches juridiques et des enregistrements de marques dans ce sens. Le 19 février 2026, le corps législatif de l’État américain de Floride a adopté une loi à large majorité républicaine qui rebaptiserait l’aéroport international de Palm Beach « Aéroport international Président Donald J. Trump ».

Avant que ce changement de nom ne devienne officiel, le gouverneur devrait signer, puis la Federal Aviation Administration (FAA) devrait approuver le changement de nom. Traditionnellement, les aéroports ou autres grands projets d’infrastructure ne sont généralement renommés qu’après le décès ou le long mandat d’un président, et non pendant son mandat. (créer)

Quelques jours avant que les États-Unis n’entrent en guerre contre l’Iran, Trump lance son « Conseil de paix »