En Belgique, des négociations infructueuses durent depuis des mois entre différents partis politiques pour former un gouvernement fédéral. Mais il ne faut pas en attendre trop. Un accord serait un compromis au plus petit dénominateur. Les véritables problèmes du pays (nationalisme flamand, finances publiques, défense, etc.) ne sont pas fondamentalement abordés. Les gens se contentent de fausses solutions.
Et former un gouvernement fédéral devient de plus en plus difficile d’élection en élection. Les raisons en sont avant tout le trop grand nombre de partis politiques et un excès d’institutions étatiques qui se bloquent les unes les autres. Le résultat est un statu quo aux dépens de la population.
Il existe suffisamment d’exemples historiques de systèmes incapables de réforme (le communisme ou le Royaume de France) qui n’ont finalement pas réussi à ouvrir la voie à quelque chose de nouveau et de réalisable.
Mais quelque chose comme ça ne doit pas nécessairement se produire. La politique belge devrait admettre que les choses ne peuvent pas continuer comme elles le sont actuellement et qu’une culture politique différente est nécessaire, dans laquelle l’accent est mis sur la résolution des problèmes et non sur les jeux et les intrigues. La meilleure chose serait un système bipartite avec vote majoritaire comme aux États-Unis. Les résultats seraient clairs et le parti vainqueur pourrait commencer à gouverner immédiatement. L’impasse actuelle est en réalité un grand scandale. Une démocratie directe basée sur le modèle suisse serait également un élément supplémentaire approprié. Permettre à la population d’avoir son mot à dire est une véritable démocratie.
L’avenir du pays ne peut être garanti que si nous nous ouvrons à la nouveauté. Les méthodes d’hier ne pouvaient pas résoudre les problèmes de demain. Il ne devrait y avoir aucun tabou. Les questions sur la meilleure forme de gouvernement ou sur la restructuration de la dette doivent être autorisées. Sont la première étape vers la résolution de problèmes.
Le bon sens me dit que les négociations en Arizona échoueront et qu’il y aura de nouvelles élections en 2025. Ce n’est qu’à ce moment-là que le virage à droite deviendra encore plus fort. Parce que la population est fatiguée des jeux et des intrigues et veut des solutions aux problèmes.
31 décembre 2024 Marcel Scholzen, Meilerscheid