Le Conseil des médias de la Communauté germanophone de Belgique a contacté l’autorité belge de concurrence ABC (Autorité belge de concurrence) et a souligné l’importance particulière de Grenz-Echo pour le pluralisme des médias dans l’Est de la Belgique.
Du point de vue du Conseil des Médias, Grenz-Echo, en tant que seul quotidien de langue allemande publié au sein de la DG, revêt une importance centrale pour un paysage médiatique diversifié et pour la visibilité de la langue allemande en Belgique.
Dans son rapport du 9 mars 2026, le Conseil d’Etat avait déjà souligné les particularités du paysage médiatique de la DG.

Dans sa lettre adressée à l’autorité belge de la concurrence, le Conseil des médias a demandé que, si la fusion était approuvée, la pérennité et l’indépendance éditoriale de Grenz-Echo soient garanties même après la fusion.
Selon l’évaluation de l’autorité de la concurrence, la fusion n’entraînera pas de modification de la structure concurrentielle dans le secteur de la presse de langue allemande, puisque Grenz-Echo faisait déjà partie du groupe Rossel avant la fusion prévue. Le groupe IPM n’est pas actif dans le segment de la presse germanophone.
Selon ABC, aucune préoccupation quant à l’existence ou à l’indépendance éditoriale de Grenz-Echo ne découle de la fusion. Elles seraient plutôt liées aux décisions stratégiques fondamentales de Rossel. Toutefois, Rossel peut prendre ces décisions indépendamment de la fusion, selon l’autorité.
Rossel détient une participation de 75 pour cent dans Grenz-Echo depuis que l’ancien éditeur Alfred Küchenberg a vendu ses 25 pour cent de parts au propriétaire majoritaire. Les 25 pour cent restants appartiennent à la famille Thommessen. (créer)