Le procès pour la sécurité sociale soumis par le prince Laurent de Belgique a été déclaré non fondé par le tribunal du travail de Bruxelles lundi. Dans ce cas, il s’agissait d’un différend juridique entre l’Institut d’État d’assurance sociale pour l’auto-emploi (LISVS), le syndicat des classes Moyennes (UCM) et le prince Laurent.
Le verdict a suivi une audience qui a eu lieu le 25 novembre. Le prince, qui se considère en partie comme une personne auto-employée, avait déposé une plainte afin de recevoir la sécurité sociale pour lui-même, mais aussi pour sa femme et ses enfants.
Selon la loi du 27 novembre 2013, le prince Laurent a une subvention annuelle de 388 000 euros, qui est composée d’une part de salaire de 100 000 euros, à laquelle il paie des impôts et une part des frais d’exploitation. Néanmoins, il n’est ni officiel ni employé, mais ne prend que des tâches de représentation au nom de son frère, le roi Philipp. Il participe à des initiations et à d’autres événements dans lesquels il montre une présence solennelle.
Prince Laurent. Photo: Julien Warnand / EPA / DPA
Dans le cadre de ses fonctions royales, le prince prend en moyenne 93 missions, visites officielles ou réunions chaque année, a expliqué son avocat Olivier Rijckaert. Cependant, il n’est pas assuré qu’il n’a pas droit à une compensation en cas d’incapacité au travail ou à la faillite et au soutien dans certaines situations familiales.
Laurent de Belgique s’est donc tourné vers le fonds de sécurité sociale de l’UCM, mais lorsqu’elle voulait l’enregistrer auprès des LISV, il a été rejeté.
Pour l’Institut d’État de l’assurance sociale pour l’auto-emploi (LISV), les soins royaux que le prince reçoit n’est pas un revenu en tant que personne auto-employée. «Tout simplement parce qu’il est membre de la famille royale, il a droit à ces soins à vie.
Ce rejet n’est pas légal, explique Rijckaert, car les activités professionnelles de son client justifieraient son admission au système de sécurité sociale belge et il remplissait toutes les conditions de statut d’une personne indépendante. (Cre)