De Wever voit l’industrie européenne dans une « crise existentielle » – sommet à Anvers

Un important sommet industriel européen s’est tenu mercredi à Anvers, réunissant d’éminents représentants de la politique et du monde des affaires pour discuter de la situation difficile et de l’avenir de l’industrie européenne.

La réunion est considérée comme le début d’un sommet européen plus large sur la concurrence, qui doit avoir lieu jeudi à Alden Biesen, dans le Limbourg.

Parmi les personnes représentées au sommet figuraient le Premier ministre Bart De Wever, le chancelier fédéral Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Avec de hauts représentants de grandes entreprises, les défis profonds auxquels est confrontée l’industrie européenne ont été discutés, tels que les coûts élevés de l’énergie et de la production, une bureaucratie lourde, des conditions de concurrence difficiles par rapport à celles des États-Unis et de la Chine et le danger d’une désindustrialisation progressive.

Dans son discours, De Wever a fortement mis en garde contre une « crise existentielle » pour l’Europe si l’industrie ne redevient pas plus compétitive, et a souligné que l’innovation, la productivité et la compétitivité doivent désormais être la priorité absolue. Dans le même temps, les représentants des entreprises ont réclamé une approche politique similaire à la gestion de crise lors de la pandémie de Covid : des mesures décisives et courageuses pour sécuriser l’industrie et l’emploi.

L’un des principaux résultats du sommet a été l’adoption d’une déclaration commune (appelée « Déclaration d’Anvers ») signée par plus de 1 300 entreprises, associations et syndicats. Il appelle les responsables politiques européens à prendre des mesures concrètes à court terme, telles que la baisse des prix de l’énergie, des conditions commerciales équitables et un plus grand soutien aux produits « fabriqués en Europe » dans les marchés publics.

Dans l’ensemble, la réunion s’est concentrée sur la pression économique que subit l’industrie européenne – des coûts élevés aux longues procédures d’approbation en passant par le déclin de la compétitivité sur le marché mondial. Le sommet vise désormais à jeter les bases de décisions décisives lors du sommet informel de l’UE à Alden Biesen ce jeudi, au cours duquel les chefs d’État et de gouvernement des 27 États membres de l’UE discuteront de nouvelles mesures visant à renforcer le secteur industriel. (créer)