De Wever dans la crise budgétaire : MR bloque l’augmentation de la TVA – le patron du CD&V met en garde contre de nouvelles élections

Le gouvernement fédéral dirigé par le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) se trouve dans une impasse dans les négociations sur le budget 2027. Pour stabiliser les finances publiques et réduire le déficit, il faudra lever une dizaine de milliards d’euros d’ici 2029.

Après d’intenses discussions ce week-end, la coalition de l’Arizona (N-VA, MR, Vooruit, Les Engagés et CD&V) n’est pas parvenue à se mettre d’accord sur les points clés.

L’augmentation prévue de la TVA, catégoriquement rejetée par le MR libéral, est particulièrement controversée. En conséquence, De Wever a dû reporter pour la deuxième fois sa déclaration gouvernementale prévue mardi. Les négociations doivent désormais se poursuivre dans le cadre de négociations bilatérales avec les partenaires de la coalition.

Derrière ce débat se pose la question fondamentale de savoir comment réunir les dix milliards d’euros nécessaires et comment la charge sera répartie entre l’épargne et les revenus supplémentaires.

Le MR se défend contre une pression fiscale plus élevée et critique le fait que trop de recettes supplémentaires soient prévues, alors que les économies ne prendront effet que plus tard. En revanche, d’autres partenaires de la coalition s’en tiennent à certaines parties des mesures prévues. Outre la TVA, d’éventuelles réductions des dépenses de santé sont également controversées.

De plus, la pression sociale augmente. Le 9 octobre, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Bruxelles contre la politique sociale et d’austérité du gouvernement. Le syndicat socialiste rejette en particulier une augmentation de la TVA et des charges supplémentaires pour les salariés et les bénéficiaires de prestations sociales.

La FGTB réclame plutôt des recettes plus élevées grâce à une taxation accrue des revenus élevés et des revenus du capital ainsi qu’à un lien plus étroit entre les aides publiques aux entreprises et les engagements en matière d’emploi.

On ne sait toujours pas si le blocus actuel représente une véritable crise gouvernementale. Cependant, il est clair que les différentes positions au sein de la coalition constituent une menace importante pour le calendrier. De Wever doit trouver un compromis qui permette une consolidation budgétaire et qui soit en même temps soutenu par les cinq partis de la coalition.

Le leader des Démocrates-Chrétiens flamands (CD&V), Sammy Mahdi, estime que l’impasse dans les négociations budgétaires au niveau fédéral ne profite à personne. Il a mis en garde contre les réactions des marchés financiers en cas de nouvelles élections ou d’échec des négociations. « Il n’y a qu’une seule solution : tous les partis doivent s’asseoir ensemble et discuter non seulement de la TVA, mais aussi de nombreuses autres questions », a expliqué Mahdi lundi dans l’émission « De Ochtend » sur Radio 1 (VRT). (créer)