Attention aux contrevenants : si l’amende n’est pas payée à temps, l’amende sera automatiquement considérablement augmentée.

Pendant longtemps, de nombreuses amendes routières sont restées impayées car les procédures de poursuite et de recouvrement des amendes impayées étaient longues et gourmandes en ressources. C’est différent maintenant. Dès le 1er septembre 2026, les dispositions légales ont été adaptées, comme en témoigne un communiqué du parquet d’Eupen.

Si une amende n’était pas payée, le parquet devait convoquer le contrevenant devant le tribunal de police. Afin de rendre le système plus efficace et de soulager les tribunaux de police, le législateur a instauré une procédure largement automatisée avec l’article 65/1 de la loi du 16 mars 1968 relative à la police de la circulation routière, en vigueur depuis mars 2020.

Cette procédure visait à éviter que des milliers de cas ne soient portés devant les tribunaux pour des infractions au code de la route largement incontestées. Dans le même temps, cela a permis d’agir plus rapidement et plus efficacement contre ceux qui persistaient à ne pas répondre et à payer leurs amendes.

La procédure a depuis prévu plusieurs phases successives : l’encaissement immédiat (« amende de circulation »), l’offre de règlement, la demande de paiement et enfin l’encaissement.

Le montant encouru augmente depuis l’encaissement immédiat jusqu’à la proposition de règlement, ainsi que depuis la proposition de règlement jusqu’à la demande de paiement. Si le montant n’est pas payé au cours de la procédure et qu’aucune contestation n’est acceptée ou qu’aucune réclamation n’est formulée après délivrance de la demande de paiement dans le délai légal, la demande de paiement sera déclarée exécutoire et le montant pourra être encaissé par le Service Public Fédéral Finances.

Plus d’explications sur la procédure sur www.justonweb.be

Par ce communiqué, le parquet d’Eupen tient à informer la population qu’à l’occasion de l’entrée en vigueur du nouveau code pénal, l’article 29 de la loi du 1er août 1985 a été adapté et prévoit désormais que toute demande de paiement émise par le parquet est majorée d’un montant supplémentaire de 250 euros à titre de contribution au fonds spécial de secours aux victimes d’actes de violences intentionnelles et aux sauveteurs occasionnels. La modification de la loi est entrée en vigueur le 1er septembre 2026 et est applicable immédiatement.

L’exemple suivant montre l’évolution du montant en cas de non-paiement au cours de la procédure :

– Pour un excès de vitesse, une personne reçoit une taxe immédiate (« amende de circulation ») de 63,67 euros.

– Si la personne ne paie pas le montant dans le délai imparti et même après avoir reçu un rappel, elle recevra du parquet une proposition de transaction d’un montant de 76,67 euros.

– Si cette somme n’est pas payée, le procureur de la République émettra une demande de paiement. Au 1er septembre 2026, le montant de cet exemple a été porté à 119,66 euros. Suite à l’ajustement ci-dessus, le montant s’élèverait désormais à 369,66 euros.

Le parquet d’Eupen publie cette explication suite aux nombreux courriers et courriels reçus depuis le 1er septembre 2026 de personnes ayant reçu une demande de paiement après le 1er septembre 2026 et ne pouvant comprendre le montant de la demande de paiement.

La contribution au fonds spécial de secours aux victimes d’actes de violence intentionnels et aux sauveteurs occasionnels sert à financer un fonds d’indemnisation de l’État. Le fonds intervient lorsque les victimes d’infractions intentionnelles (ou leurs proches) ainsi que les personnes qui ont été blessées lors du sauvetage ou de l’aide à autrui ne peuvent pas être indemnisées par les moyens habituels (par exemple par l’auteur, les compagnies d’assurance ou les caisses d’assurance maladie).

Par ailleurs, le parquet d’Eupen attire l’attention sur les points suivants :

– que les contraventions, rappels et propositions de règlement soient envoyés par courrier simple. Les personnes qui ont accepté de recevoir des documents et messages officiels de l’État belge via la boîte électronique de l’État recevront ainsi les lettres. La boîte aux lettres et la boîte électronique doivent être vidées et vérifiées régulièrement. Vous devez également vérifier si vous avez activé l’E-Box.

– que l’utilisation correcte prévue doit TOUJOURS être indiquée lors du paiement.

– que les litiges concernant la personne ou les faits lors des phases d’amende routière et de proposition de règlement doivent être formulés soit en ligne via https://fines.justonweb.be, soit par courrier à l’adresse postale « Amendes routières, Case postale 30046, Bruxelles ». Ces contestations sont alors traitées par le Parquet National de la Sécurité Routière et non par les procureurs locaux.

– qu’une plainte contre la demande de paiement doit être adressée au greffe du tribunal de police local compétent dans le délai légal. Les informations se trouvent sur la demande de paiement. Pour qu’une plainte soit déclarée recevable, elle doit être rédigée dans la langue du tribunal. L’article 65/1 de la loi du 16 mars 1968 relative à la police de la circulation routière prévoit que des informations complémentaires soient fournies.

– qu’en cas de condamnation à la suite d’une plainte, le tribunal de police doit, depuis le 1er septembre 2026, sur le fondement de l’article 29 de la loi du 1er août 1985, prévoir également une somme de 250 euros à titre de contribution au fonds spécial de secours aux victimes de violences intentionnelles et aux sauveteurs occasionnels. Avant le 1er septembre 2026, cette mesure ne devait être prévue que pour les délits pour lesquels la loi prévoyait une amende minimale de 26 €. (créer)