Une journée nationale de grève et de protestation aura lieu aujourd’hui, mardi 12 mai 2026, en Belgique, à l’appel des principales confédérations syndicales CSC/ACV, FGTB/ABVV et CGSLB/ACLVB. En toile de fond, les plans de réforme et d’austérité du gouvernement fédéral dirigé par le Premier ministre Bart De Wever (N-VA).
Les changements prévus dans le système de retraite, les réductions des services publics et les éventuelles interventions dans l’indexation automatique des salaires, qui constituent traditionnellement une protection importante contre l’inflation en Belgique, sont particulièrement controversés.
La journée de protestation d’aujourd’hui affecte une grande partie de la vie publique. Il existe des restrictions importantes, notamment en matière de circulation. Les autorités des transports de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie s’attendent à d’importantes perturbations dans les services de métro, de tramway et de bus. Le trafic aérien est également affecté : l’aéroport de Bruxelles-Zaventem a prévenu à l’avance de nombreuses annulations et retards de vols, tandis que de nombreuses correspondances à l’aéroport de Charleroi ont été totalement annulées.

La SNCB/NMBS des chemins de fer belges n’a pas signalé de grève officielle des cheminots, mais s’attend à des surcharges massives et à des perturbations du trafic ferroviaire en raison de la grande manifestation à Bruxelles. Des milliers de manifestants sont attendus dans la capitale.
La grève d’aujourd’hui s’inscrit dans une vague de protestations plus longue. Les syndicats organisent régulièrement depuis des mois des journées d’action contre la politique de la « Coalition de l’Arizona ». Les réformes des retraites, les coupes dans le secteur social et les mesures d’austérité ont toujours été au centre des préoccupations. Les salariés des secteurs de la fonction publique, de la santé, de l’éducation et des transports participent notamment aux manifestations.
Les syndicats affirment que les réformes actuelles affaibliraient la sécurité sociale et mettraient en danger le pouvoir d’achat de nombreux travailleurs. Le gouvernement, de son côté, souligne la forte pression financière qui pèse sur les finances publiques et la nécessité de réformes structurelles. (créer)