Le maintien des hôpitaux de l’Est de la Belgique à Eupen et à Saint-Vith est une question sensible. La DG du gouvernement éprouve généralement des difficultés lorsqu’on l’interroge sur l’avenir de l’hôpital Saint-Nicolas à Eupen et de la clinique Saint-Joseph à Saint-Vith.
Le gouvernement est également en difficulté car la DG n’est que partiellement responsable du système hospitalier. En Belgique, les compétences sont réparties entre l’Etat fédéral et les communautés.
L’État fédéral assume les responsabilités les plus importantes dans le domaine des hôpitaux, notamment le financement des opérations en cours, l’assurance maladie via le LIKIV/INAMI ainsi que la réglementation des honoraires médicaux et une grande partie de la législation hospitalière.
La DG, quant à elle, est principalement responsable de la reconnaissance et de la surveillance des hôpitaux. Elle vérifie donc si les installations répondent aux normes légales. Il peut également procéder à des contrôles à cet effet.

Elle assume également des tâches dans les domaines de la promotion et de la prévention de la santé ainsi que du financement de projets d’infrastructures et d’équipements médicaux.
Dans l’Est de la Belgique, cela concerne particulièrement l’hôpital St. Nikolaus à Eupen et la clinique St. Josef à Saint-Vith. Même si la DG peut soutenir des projets de construction ou d’investissement, le fonctionnement même de l’hôpital reste majoritairement financé par l’État fédéral.
Ce mercredi, la question du « maintien des hôpitaux de l’Est de la Belgique » sera à nouveau discutée en commission IV de la DG Parlement, chargée entre autres des domaines de la santé et des affaires sociales. La raison est une question du député SP Björn Klinkenberg à la ministre de la Santé Lydia Klinkenberg (ProDG).
L’intervenant Klinkenberg aimerait savoir du ministre Klinkenberg ce qui a été fait jusqu’à présent pour que les hôpitaux d’Eupen et de Saint-Vith puissent continuer à exister en tant qu’hôpitaux généraux régionaux. Dans sa question, Klinkenberg rappelle que la DG gouvernement devait remettre avant le 1er mai une déclaration sur le rapport d’une commission d’experts en vue de la conférence interministérielle de la santé prévue à la mi-juin.

L’objectif principal des expertises sur la réforme ou la restructuration du système hospitalier belge était de mieux organiser le système et d’améliorer la qualité des soins. Un point central était une plus grande coopération entre les hôpitaux dans ce que l’on appelle les réseaux hospitaliers. Tous les hôpitaux ne devraient plus proposer eux-mêmes tous les traitements, mais plutôt se spécialiser davantage et se répartir les tâches.
Les rapports soulignent également qu’il existe trop d’offres réduites ou en double en Belgique, notamment dans la médecine hautement spécialisée. Il a donc été recommandé de concentrer certains services afin que les médecins et le personnel soignant acquièrent plus d’expérience et que la qualité des soins augmente. Parallèlement, les services de base doivent être maintenus à proximité du domicile.
Un autre objectif était le financement. Les experts critiquent le fait que le système existant incite en partie les hôpitaux à fournir autant de services que possible au lieu d’organiser efficacement les soins. Par conséquent, de nouveaux modèles de financement ont été proposés, davantage axés sur la qualité, la coopération et les besoins des patients.
La numérisation, l’échange de données entre hôpitaux et une meilleure collaboration avec les médecins généralistes, les maisons de retraite et les soins à domicile ont également joué un rôle important. Et bien entendu, cela dans le contexte d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, qui touche également le système de santé.

Dans l’ensemble, les propositions de réforme visaient à rendre le système hospitalier belge plus étroitement connecté, à réduire les structures en double et à maintenir les soins à un coût abordable à long terme.
Dans sa question au ministre, le député SP Björn Klinkenberg a déploré que depuis la publication du rapport d’expertise sur la restructuration du système hospitalier belge, la DG du gouvernement n’ait donné dans le passé que des « réponses plutôt évasives » à ses questions. Le groupe parlementaire SP a même été accusé de contribuer à l’incertitude par ses questions et ses craintes et de ne pas être prêt à s’unir sur cette question importante. C’est pourquoi le politicien PS veut donner suite.
Selon l’interlocuteur Klinkenberg, le ministre wallon de la Santé Yves Coppieters (Les Engagés) a fait des déclarations beaucoup plus claires sur l’avenir des hôpitaux de l’Est de la Belgique que les responsables de la DG en réponse aux questions à ce sujet des deux représentants régionaux de l’Est de la Belgique Freddy Mockel (Ecolo) et Christine Mauel (MR/PFF), même s’il n’était responsable que de l’hôpital de Malmedy.
En réponse à la question écrite de Mauel du 25 mars 2026, Coppieters avait expliqué : « Le rapport montre que les hôpitaux sur le territoire de la Communauté germanophone ne répondent pas aux seuils proposés pour le statut d’hôpital général et que des garanties linguistiques doivent être conçues, (…) par exemple à Verviers. Le Centre Hospitalier Reine Astrid de Malmedy ne répond pas non plus aux critères proposés. »

Le député SP veut savoir ce que dit la ministre Lydia Klinkenberg :
1. Quelles revendications le gouvernement a-t-il incluses dans sa déclaration ?
2. Le gouvernement a-t-il exigé des dérogations concrètes pour que les hôpitaux d’Eupen et…
Saint-Vith peut-il continuer à exister en tant qu’hôpital général régional ?
3. Pourquoi n’y a-t-il eu aucune consultation structurelle avec l’entreprise avant la déclaration ?
donnée au gouvernement wallon ?
La réunion du comité débute le mercredi 13 mai 2026 et sera diffusée en direct. Par ailleurs, la réunion sera retransmise sur BRF après deux jours ouvrés entre 12h et 17h. et 17h au plus tard. (créer)