Le gouvernement fédéral a officiellement appelé la population à préparer un paquet d’urgence en cas d’urgence. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale visant à renforcer la préparation aux crises et vise à permettre aux citoyens de faire face de manière indépendante à des situations exceptionnelles à court terme.
Les recommandations se concentrent sur une trousse d’urgence pour le ménage. Celui-ci doit contenir, entre autres, de la nourriture et de l’eau potable pour au moins trois jours. La liste est complétée par des aides importantes comme une lampe de poche, des piles de rechange et une radio d’urgence pour rester informé même en cas de panne de courant.
Mais cette initiative va au-delà du simple stockage. Selon le Centre de crise belge, il est recommandé de conserver le matériel d’urgence dans d’autres endroits, comme dans la voiture, au travail ou dans les lieux publics.

Par exemple, des articles supplémentaires comme une trousse de premiers soins, des gilets haute visibilité, des couvertures ou des équipements saisonniers sont recommandés pour les véhicules.
Un autre accent est mis sur la responsabilité personnelle de la population. L’objectif est que les citoyens soient capables de surmonter de manière autonome les premières heures d’une crise. L’objectif est de soulager les services d’urgence et de renforcer la résilience générale de la société.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) souligne également ce constat. Les citoyens doivent être capables de faire face de manière autonome pendant au moins 72 heures en cas d’urgence. Cela comprenait de l’eau, des aliments non périssables, une réserve de médicaments et des équipements de base tels que des lampes de poche. Il n’y a « rien de dramatique ou d’effrayant », juste une préparation de base. Dans de nombreuses situations dangereuses, il est également conseillé de rester chez soi dans un premier temps.

En regardant le contexte, le ministre a évoqué un changement de la situation générale : le changement climatique et les évolutions géopolitiques ont sensiblement modifié la situation des risques en Europe. Le but n’est pas d’attiser la peur, mais il ne faut pas non plus fermer les yeux sur d’éventuels dangers. Même si l’Europe a connu une période de paix exceptionnellement longue, la situation actuelle nécessite un niveau plus élevé de vigilance et de préparation. A titre d’exemple, Quintin a particulièrement cité les régions d’Europe du Nord qui sont plus exposées aux tensions en matière de politique de sécurité.
Outre les précautions matérielles, le centre de crise préconise également des mesures organisationnelles. Cela inclut la création d’un plan d’urgence personnel dans lequel les contacts importants, les points de rencontre et les documents sont enregistrés. Il est également conseillé de se familiariser au préalable avec les règles de conduite de base pour différents scénarios de crise – par exemple en cas de catastrophes naturelles ou de dysfonctionnements techniques.
Le système d’alerte BE-Alert est un élément central de la communication de crise de l’État. Grâce à ce système, les autorités peuvent informer rapidement et spécifiquement la population des situations dangereuses par SMS, e-mail ou appel téléphonique. L’inscription est expressément recommandée afin d’être prévenu rapidement en cas d’urgence. (créer)