Le Sénat a approuvé vendredi en séance plénière un amendement à l’article 195 de la Constitution, une première étape dans le processus qui mènera à la suppression de l’Assemblée.
La réunion a duré longtemps et, à la surprise générale, a été interrompue à la demande des libéraux francophones, dont les représentants ont quitté l’hémicycle. Les sénateurs MR ont d’abord voulu s’assurer des résultats du vote avant de commenter.
L’accord majoritaire de la Coalition de l’Arizona stipule que les réformes institutionnelles ne peuvent être réalisées avec le soutien de groupes extrémistes tels que le Vlaams Belang et le PTB.

L’amendement devait recueillir une majorité des deux tiers. Il a été obtenu de justesse avec 36 voix pour, 8 voix contre et 14 abstentions. La majorité du MR s’est abstenue de voter. La sénatrice de la Communauté germanophone Liesa Scholzen (ProDG) a voté contre. Leurs amendements proposés avaient été précédemment rejetés.
Comme on le sait, si le Sénat était aboli, la seule représentation garantie des germanophones serait perdue. Aux Engagés, la chef de groupe Anne-Catherine Goffinet s’est abstenue de voter.
Du côté de l’opposition, le PTB s’est abstenu de voter, tandis que deux des trois sénateurs des Verts ont voté contre (Celia Groothede et Hajib El Hajjaji). Le PS a également voté non. Les libéraux flamands d’Anders (anciennement VLD) ont cependant voté pour la suppression du Sénat. Au total, la motion n’a reçu que quatre voix francophones, soit celles des Engagés. (créer)
NOTE – Lisez à ce sujet plus tard : « Représentation garantie ? Pourquoi pas un autre cabinet de la Belgique de l’Est ? »