La partie de ping-pong entre Balter et Paasch sur la situation et l’avenir des finances de la DG se poursuit

Lundi, la Commission I du Parlement communautaire a une fois de plus discuté de la situation financière de la DG et de son développement ultérieur dans des temps turbulents comme ceux d’aujourd’hui et de demain. Interrogé à ce sujet par Michael Balter, Oliver Paasch n’a donné qu’une réponse vague. La partie de ping-pong entre le porte-parole du groupe parlementaire Vivant et le Premier ministre se poursuit.

Balter Paasch harcèle Paasch depuis longtemps avec des questions approfondies sur l’état des finances de la DG. Cela concerne le niveau d’endettement de notre communauté dans son ensemble, le niveau des paiements d’intérêts et toute une série de dépenses que Vivant considère comme inutiles.

Lundi, la commission I a discuté de l’évolution inquiétante des finances de l’État fédéral et surtout de leur impact sur le budget de la DG.

La dette nationale de la Belgique s’élève actuellement (en 2025/début 2026) à environ 680 milliards au total. Cela représente environ 105 à 107 pour cent du produit intérieur brut (PIB). Le Pacte de stabilité de l’UE fixe en fait une limite supérieure à 60 pour cent du PIB. La Belgique est le quatrième pays le plus endetté de l’UE derrière la Grèce, l’Italie et la France.

Balter s’est senti obligé de se confronter à nouveau au Premier ministre Paasch en raison des « signaux d’alarme concernant la situation financière nationale ». Le gouverneur de la Banque nationale, Pierre Wunsch, a qualifié la dette nationale belge de « préoccupante et insoutenable à long terme » et a estimé que des mesures de consolidation nettement plus strictes étaient nécessaires. Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a également exprimé à plusieurs reprises son inquiétude et indiqué que de nombreux efforts d’austérité seraient nécessaires à l’avenir.

La situation est aggravée par la guerre en Ukraine et la guerre en Iran, qui, selon Balter, entraîneraient un « risque économique à la baisse ». Le chef du groupe parlementaire Vivant a évoqué la banque BNP Paribas Fortis : « Si le pétrole reste cher plus longtemps, il existe un risque d’inflation plus élevée et de croissance plus faible ; pour l’Europe, une récession est encore plus probable au second semestre. De tels chocs aggraveraient encore les déficits et les charges d’intérêts. » Dans ses prévisions de février 2026, le Bureau fédéral du Plan avait déjà mis en garde contre une détérioration continue des finances de l’État, a prévenu Balter.

Enfin, l’intervenant a rappelé ce que Paasch avait déjà annoncé le 9 février 2026. En conséquence, l’UE exige 28 milliards d’euros de consolidation de la part de la Belgique, même si la répartition des charges entre l’État fédéral et les États membres est encore ouverte au sein du comité de concertation.

« Cette situation confirme l’avertissement répété de Vivant selon lequel des précautions sont nécessaires avant
La pression extérieure augmente », a déclaré Balter. « Nous soulignons cette évolution à plusieurs reprises depuis des années. » Vivant a mis en garde à plusieurs reprises contre les risques du système financier. Le gouvernement de la DG a néanmoins pris ces risques. En conséquence, le gouvernement a poussé la dette de la DG à un niveau record.

Balter a posé les questions suivantes au Premier ministre :

1. Quel impact le gouvernement attend-il sur le budget de la DG suite aux avertissements actuels concernant le caractère insoutenable de la dette publique belge à long terme ?

2. Quelles mesures structurelles supplémentaires le gouvernement envisage-t-il de stabiliser ?
Planification financière de la DG en cas de ralentissement économique dû à une
Les prix de l’énergie ?

3. Partagez-vous l’évaluation des économistes belges selon laquelle la dette nationale belge est insoutenable à long terme ?

Dans sa réponse, le Premier ministre Paasch a souligné par avance que la DG n’était ni responsable ni responsable de l’élaboration du budget fédéral. Ce n’est un secret pour personne : il faut faire des économies en Belgique.

La DG a fait ses devoirs avec ses deux décrets d’austérité et le « processus d’éclaircissement », a déclaré Paasch.

La DG du gouvernement prend acte du fait que la Banque nationale et le Premier ministre belge ont déclaré publiquement que de nouvelles mesures d’austérité étaient nécessaires au niveau fédéral afin de se conformer aux exigences européennes. Mais elle n’a aucune influence là-dessus.

Paasch : « Depuis des mois, le comité consultatif négocie la trajectoire budgétaire pour les années 2025-2031, avec laquelle les objectifs européens d’économies doivent être mis en œuvre et distribués à tous les niveaux de décision. dans les prochaines semaines. »

Selon Paasch, il n’est pas encore possible de prédire quel impact économique et financier aura la guerre en Iran. « Beaucoup dépend de la durée du conflit et de la situation qui l’entoure.
autour du détroit d’Ormuz. Le marché pétrolier est actuellement très volatil. Mais à ce stade, il me semble certain que l’inflation va augmenter cette année. Malgré toutes les incertitudes, nous nous efforcerons de tenir compte de cette évolution lors du prochain ajustement budgétaire en avril ; comme nous l’avons fait lors de toutes les crises précédentes. Il suffit de penser à la crise du coronavirus et à la guerre d’agression contre l’Ukraine. À l’époque déjà, nous étions les premiers en Belgique à adapter notre budget à la crise.»

Paasch n’a pas révélé grand-chose concrètement. Balter rejouera probablement bientôt à ce jeu de ping-pong et maintiendra ouvert le match avec le Premier ministre au sujet des finances de la DG…(cre)