Après s’être mis d’accord sur le budget fin novembre, le gouvernement de l’Arizona s’est mis d’accord sur des modalités concrètes, notamment en matière de TVA sur les plats à emporter et d’un plafonnement de l’indexation des salaires. Aucun accord n’a été trouvé sur la surpopulation carcérale belge.
Le Premier ministre Bart De Wever et les principaux responsables politiques du gouvernement de l’Arizona (N-VA, MR, Vooruit, Les Engagés et CD&V) s’étaient déjà mis d’accord fin novembre pour augmenter la TVA de 6 à 12 % à partir de mars 2026 sur de nombreux produits. Les billets de cinéma, les parcs d’attractions, les hôtels et les festivals deviendraient donc plus chers.
Il avait déjà été décidé d’augmenter la TVA de 6 à 12 pour cent sur les plats « à emporter ». Citons par exemple les plats à emporter dans un restaurant chinois, dans une friterie ou via « Uber Eats » (Uber Eats est une plateforme en ligne de commande et de livraison de nourriture lancée en août 2014 par la société de covoiturage Uber).

Mais une pizza fraîchement sortie du supermarché est-elle un plat « à emporter » ou non ? Pour trancher enfin ce débat, le gouvernement fédéral s’appuiera sur la date d’expiration.
Le texte du gouvernement précisait simplement qu’il s’agissait de « plats prêts à consommer, sans préparation supplémentaire de la part du client et avec une durée de conservation limitée ».
Afin de créer de la clarté, nous souhaitons nous baser sur la date d’expiration dans le futur. Si un produit a une durée de conservation de deux jours ou moins et doit donc généralement être consommé immédiatement après l’achat, il est considéré comme un « repas à emporter » et est soumis au taux de TVA de 12 %. S’il a une durée de conservation plus longue, le taux de TVA de 6 pour cent s’applique toujours.
Le groupe ministériel s’est également mis d’accord sur les modalités du fameux indice « socialement corrigé ». Le gouvernement fédéral avait déjà décidé que l’indexation des salaires supérieurs à 4.000 euros bruts serait limitée à deux reprises. Le calendrier est désormais un peu plus clair.

Quoi qu’il en soit, les personnes dont les salaires ne sont indexés qu’à partir du 1er janvier – par exemple tous les salariés couverts par la Commission paritaire 200 – ne ressentiront les effets de « l’indexation plafonnée » qu’à partir du 1er janvier 2027.
Le plafond de 4 000 euros brut ne s’applique qu’aux salariés à temps plein, comme l’a précisé le gouvernement. Les salariés à temps partiel gagnent généralement moins : il serait donc « injuste » d’appliquer le même plafond de 4 000 euros brut, car ils sont proportionnellement moins concernés. Pour eux, le plafond est calculé au prorata. Par exemple, si vous travaillez à temps partiel, le plafond est de 2 000 euros brut. Si vous travaillez quatre jours sur cinq, l’indice plafonné s’applique à partir de 3.200 euros brut. Au-delà de ce montant, votre salaire ne sera pas entièrement indexé.
Attention : Pour déterminer si vous gagnez 4 000 euros bruts ou plus, votre salaire de base est pris en compte. Ne sont pas pris en compte une voiture de société, des congés payés, un 13ème mois de salaire ou d’autres avantages extralégaux.
Le gouvernement a décidé que chaque entreprise – à l’exception des petites et moyennes entreprises – devra désormais proposer à ses collaborateurs un « budget mobilité » comme alternative à une voiture de société. Les personnes ne disposant pas de voiture de société peuvent parfois bénéficier d’un « budget mobilité » via leur employeur.

La fusion des six circonscriptions de police bruxelloises a également été approuvée. A partir de mi-2027, un seul super-quartier couvrira l’ensemble des 19 communes bruxelloises. Il comprendra 6 400 agents et sera dirigé par un seul chef de la police. L’objectif du gouvernement ? Mieux contrôler la sécurité dans la capitale. Il existe actuellement une certaine confusion quant à savoir qui est « responsable » et où.
Les prisons belges sont actuellement surpeuplées. Plus de 670 détenus dorment par terre et plus de 3 200 criminels condamnés attendent chez eux qu’une place se libère en prison pour purger leur peine. Pour remédier à ce manque de place, la ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V) a proposé de libérer certains détenus un an avant l’expiration de leur peine. Ils peuvent actuellement bénéficier d’une réduction de peine de seulement 6 mois.
C’est inacceptable pour MR. Bart De Wever a proposé un compromis qui réduirait la peine de 9 mois, mais selon Verlinden cela ne résoudrait pas suffisamment le problème. Aucun accord n’a donc été trouvé lors de la réunion du Conseil des ministres de mardi. Aucune décision n’a été prise quant à la présence de militaires dans les rues – une demande du MR. Afin de faire pression sur le MR, le CD&V avait promis de n’accepter cette mesure que si Verlinden parvenait à mettre en œuvre sa réforme des réductions de peine. Résultat : les deux dossiers restent pour l’instant dans le flou. (créer)