Vent favorable royal contre l’Espagne aujourd’hui à 21h. – Comme c’était le cas il y a 40 ans, la Belgique n’est qu’un outsider

Pour la Belgique, c’est le plus grand jour de cette Coupe du monde jusqu’à présent : en quarts de finale, l’un des grands favoris du tournoi, l’Espagne, championne d’Europe, l’attend à Los Angeles (21h00 CEST / en direct sur RTBF1, VRT1 et ZDF). Mais dans le camp belge, il y a moins de crainte avant le duel que de confiance en soi croissante. La nette victoire 4-1 en huitièmes de finale contre les États-Unis, pays hôte, a sensiblement changé l’ambiance autour des Diables Rouges.

Il y a exactement 40 ans, la Belgique vivait l’un des grands moments de son histoire footballistique face à l’Espagne. Lors de la Coupe du Monde 1986 au Mexique, les Diables Rouges affrontent les Espagnols en quarts de finale. La décision a été prise aux sanctions. Leo Van der Elst a transformé le penalty décisif et a propulsé son équipe en demi-finale de Coupe du monde pour la première fois.

Quatre décennies plus tard, il y aura un autre quart de finale de Coupe du monde entre l’Espagne et la Belgique. Et cette fois encore, les Belges entrent en jeu comme outsiders. Mais après la victoire convaincante 4-1 en huitièmes de finale contre les États-Unis, pays hôte, la confiance dans le camp belge est grande.

Avant le match, il y avait un vent arrière supplémentaire venant des endroits les plus élevés. Le roi Philippe a rendu visite aux Diables Rouges à Los Angeles et a passé la soirée avec les joueurs et le staff.

La visite s’est déroulée dans une ambiance détendue. Le roi s’est servi au buffet, a eu de nombreuses conversations avec les joueurs et a pris des selfies avec l’équipe. Philippe a également déclaré qu’il avait regardé les huitièmes de finale contre les États-Unis avec sa fille jusque tard dans la nuit.

Son message à l’équipe : Les Belges ont enthousiasmé le pays avec leur fantastique performance en huitièmes de finale contre les États-Unis – et devraient maintenant tenter de franchir une nouvelle étape contre l’Espagne.

Mais le sélectionneur national Rudi Garcia sait à quel point la tâche est grande. Lors de sa conférence de presse avant les quarts de finale, il a présenté l’Espagne comme la favorite. Les Espagnols avaient une idée de jeu qui s’était développée au fil des années, une énorme qualité de possession du ballon et une défense très stable.

Mais Garcia a également précisé que la Belgique n’était pas venue à Los Angeles uniquement pour défendre. Son équipe a montré sa qualité offensive lors du tournoi. Face à l’Espagne, la Belgique doit agir avec courage, mettre son propre accent et utiliser systématiquement les moments de bascule qui se présentent.

Le sélectionneur français compte également sur la richesse de son effectif. Au cours du tournoi, Garcia a utilisé de nombreux joueurs et a changé à plusieurs reprises son onze de départ. Cela rend les Diables Rouges plus difficiles à prédire. Dans le même temps, la Belgique doit faire face à une défaite importante en quarts de finale : le milieu de terrain Amadou Onana est indisponible après sa blessure au genou en huitièmes de finale.

L’une des questions centrales concerne une nouvelle fois Romelu Lukaku. Garcia a spécifiquement contrôlé les temps de jeu de l’attaquant aujourd’hui âgé de 33 ans pendant le tournoi. Lukaku lui-même a souligné avant les quarts de finale que son rôle avait été discuté avec l’entraîneur bien avant la Coupe du monde. Les statistiques personnelles sont pour lui d’une importance secondaire – la seule chose qui compte est le succès de l’équipe. Et pour cela, selon Lukaku, la Belgique a besoin d’un match presque parfait contre l’Espagne.

La position de départ avant ce quart de finale est claire : l’Espagne se présente comme favorite, la Belgique s’appuie sur sa confiance en elle, sa qualité offensive et sa confiance en ses propres chances. Et en toile de fond se cache un souvenir on ne peut plus doux pour les Diables Rouges.

Il y a 40 ans, la route menant aux demi-finales de la Coupe du monde passait par l’Espagne. De retour à Puebla, au Mexique, Leo Van der Elst est devenu le héros de toute une nation de football. Aujourd’hui, la Belgique espère que le match de Coupe du monde d’aujourd’hui à Los Angeles se terminera de manière aussi euphorique que celui d’il y a 40 ans au Mexique. (cré/dpa)