Dans une interview accordée à Grenz-Echo, le porte-parole du groupe parlementaire Vivant, Michael Balter, s’exprime une fois de plus contre le gouvernement ProDG-CSP-PFF du Premier ministre Oliver Paasch.
Balter appelle notamment à une réduction de l’appareil politique. « Trois ministres suffisent amplement », affirme-t-il. En tout cas, il est favorable à une fusion des postes et à une rationalisation significative de l’ensemble de l’administration.
Ce que Balter conteste également, c’est la politique de subventions de la DG. Le patron de Vivant est favorable à une réduction des subventions aux « institutions élitistes comme Agora, IKOB et projets similaires ». Il est pour une nouvelle culture politique : « Pas ce populisme à la Paasch, qui veut plaire à tout le monde et tout subventionner, mais enfin plus de responsabilité personnelle. »

Lorsqu’on lui demande s’il a l’impression qu’il y a peu de mouvement politique, Balter répond : « Oui. C’est scandaleux. Presque léthargique. Vous êtes à bout de nerfs. Oliver Paasch sait qu’il a dépassé ses limites financières. Il faut désormais épargner et il n’y a plus de place pour des visions. »
Balter critique sévèrement non seulement Paasch, mais aussi les trois partis majoritaires : « Le ProDG se complaît encore dans sa victoire électorale. Le CSP s’est toujours distingué, aujourd’hui plus que jamais, par son opportunisme et sa passivité. Et le PFF ? Cela soulève la question de savoir s’il y a encore beaucoup à dire sur la cinquième roue de la voiture. »
Dans l’interview, Balter se défend également contre l’accusation selon laquelle Vivant pose un nombre excessif de questions à la DG du gouvernement : « Le contrôle parlementaire n’est pas un luxe, mais le noyau de la démocratie (…) Nos questions sont actuelles, profondes et ont déjà fait réfléchir certains. Certaines d’entre elles servent même de modèle à d’autres. Nous revitalisons la démocratie – contrairement à nos collègues de la majorité qui ne font que jeter des fleurs au gouvernement. (cre)