Dans son discours de Noël, le roi Philippe met le bien commun au centre de ses préoccupations. Le chef de l’Etat aborde également les atouts russes et la crise gouvernementale qui semble sans fin à Bruxelles.
Le Roi relie ce bien commun au vivre ensemble dans un monde sain et juste : « Le bien commun appartient à nous tous. Il nous permet de vivre ensemble dans la dignité et la sécurité dans un monde sain et juste. Il doit rester au centre de nos actions, même si cela nécessite des décisions difficiles. D’autant plus qu’aujourd’hui il est régulièrement relégué au second plan, voire écarté au profit d’intérêts particuliers. »
Dans son briefing de Noël, le roi Philippe se consacre aux questions climatiques, à la préservation de la biodiversité, notamment au Congo, à l’Europe et à la guerre en Ukraine, à laquelle il exprime une nouvelle fois son soutien après la polémique sur les actifs russes.

« Cette paix, notre bien commun le plus précieux, est aujourd’hui menacée par des ambitions hégémoniques, notamment en Ukraine. L’engagement de notre pays aux côtés du peuple ukrainien reste ferme et résolu. Notre position sur la question des avoirs russes ne remet en aucun cas cela en question. Il est temps pour nous tous au sein de l’Union européenne de faire preuve de solidarité », a déclaré le monarque.
Le roi aborde inévitablement aussi la situation sociale et politique en Belgique. Il soutient les mesures du gouvernement fédéral pour assainir les finances publiques : « Les décisions prises doivent contribuer à l’assainissement des finances publiques tout en préservant notre modèle social et notre prospérité. Il est normal qu’une entreprise aussi complexe, qui touche au cœur du bien commun, génère des débats et des tensions. Le chef de l’Etat comprend qu’une telle entreprise crée des « tensions », faisant allusion aux nombreuses manifestations contre les mesures d’austérité prévues.
Enfin, le Roi reste préoccupé par « le temps déraisonnable nécessaire pour former un gouvernement à Bruxelles ». Le Palais continue d’espérer un premier accord politique au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale : « A l’heure où les défis auxquels la région est confrontée deviennent de plus en plus urgents, j’appelle les négociateurs à s’entendre enfin sur un programme pour le bien commun. » (créer)