LETTRE À LA RÉDACTION – Avons-nous vraiment plus de libertés – ou simplement de nouvelles contraintes ?

Progrès – un mot qui n’est plus guère remis en question. Comme si tout ce qui change était automatiquement meilleur. Mais dans la vie quotidienne de nombreuses personnes, une image différente se dessine.

Le travail n’est plus un choix, mais un devoir. Dans de nombreuses familles, deux revenus suffisent à peine à joindre les deux bouts. Et à quoi ça sert ? Pour quelques semaines de congés payés par an – durement gagnés et nécessaires de toute urgence.

Est-ce censé être un progrès ?

Le « luxe » moderne consiste souvent en l’épuisement, le manque de temps et une pression constante pour fonctionner. Tout devient plus efficace, plus rapide, plus optimisé, mais la vie elle-même ne semble pas plus facile.m Tout n’était pas mieux avant. Mais certaines choses étaient différentes : un seul revenu pouvait suffire. Le temps ne manquait pas constamment.

Aujourd’hui, une question demeure : avons-nous vraiment plus de liberté – ou simplement de nouvelles contraintes ? Et c’est exactement là que commence un tournant potentiel.

L’intelligence artificielle est souvent présentée comme une menace. Mais cela pourrait être exactement ce que beaucoup recherchent depuis des années : une réelle chance de soulagement.

Dans le monde du travail, cela peut aider à identifier précocement les risques et à éviter les accidents. Cela peut simplifier les processus, réduire la bureaucratie et libérer les gens de tâches routinières interminables.
Elle peut ouvrir l’accès au savoir – quelle que soit l’origine ou la formation.

Pour la première fois depuis longtemps, nous disposons d’un outil qui pourrait non seulement améliorer les performances, mais aussi faciliter le travail.

Mais pour que ce potentiel devienne réalité, une chose doit être claire : cette technologie ne doit pas rester le privilège de quelques-uns. Il doit être largement accessible, compréhensible et utilisable par tous – et ne doit pas être limité par des restrictions excessives au point de perdre son utilité dans la vie quotidienne.

La question cruciale est la suivante : l’utilisons-nous pour redonner du temps aux gens – ou pour leur demander encore plus ?

C’est peut-être le moment où nous devons être honnêtes : le progrès ne nous a pas automatiquement rendus plus libres. Mais il nous donne désormais l’opportunité de le devenir. Si nous ne les manquons plus.

Un citoyen qui veut retrouver une vraie liberté

18 mai 2026 Pascale Baudimont, Eupen