La majorité de la Commission I de la DG Parlement a rejeté la résolution proposée par le groupe parlementaire Vivant sur le réalignement stratégique des centres communautaires de la DG. « Les tombes de millions de personnes devraient continuer à couler », déplorent les quatre députés de Vivant dans un communiqué.
Le groupe parlementaire de Michael Balter avait proposé d’examiner les opérateurs externes, les investisseurs ou les modèles de soutien alternatifs en raison des déficits de longue date et de transférer progressivement la responsabilité des opérateurs.
Les centres communautaires de la DG sont le centre de sports et de loisirs Worriken à Bütgenbach, le monastère Heidberg à Eupen, le centre de visiteurs Eupen-Wesertalsperre, ViDo à Burg-Reuland (anciennement KUZ) et Haus Ternell à Eupen.
« Malgré la situation budgétaire désastreuse et malgré les conseils de plus en plus clairs de la Cour des comptes, la DG continue de s’en tenir à un modèle qui coûte chaque année des millions aux contribuables », déplorent Michael Balter, Diana Stiel, Elena Peters et Marco Hoffmann dans un communiqué de presse.

La DG devrait enfin aborder honnêtement la question des opérateurs. « Le monastère de Heidberg, Worriken et les autres centres communautaires sont dans le rouge depuis des années. Worriken seul a un déficit d’environ 5,99 millions d’euros entre 2014 et 2023 sans coûts d’infrastructure, et même 7,59 millions d’euros avec les infrastructures. Au monastère de Heidberg, les pertes, infrastructures comprises, s’élèvent à plus de 6,39 millions d’euros. Au total, les pertes de tous les centres communautaires au cours de la même période s’élèvent à plus de 16,5 millions d’euros, infrastructure comprise. »
Malgré ces chiffres, la majorité refuse toute réelle conséquence structurelle. Au lieu de se poser la question de savoir si la DG doit gérer elle-même de telles installations en permanence, elle continue de s’en tenir à un système qui s’est révélé peu rentable pendant des années. « C’est exactement le noyau politique de ce rejet : non seulement notre proposition de résolution a été rejetée, mais aussi la volonté d’aborder enfin fondamentalement le problème. »

– La Cour des comptes confirme le déséquilibre : Ce rejet est particulièrement incompréhensible au vu des dernières informations de la Cour des comptes, selon Vivant. Celui-ci a non seulement déjà critiqué les déficiences dans le contrôle financier, l’utilisation des fonds et la transparence des centres communautaires, mais indique également expressément dans son rapport sur le premier ajustement budgétaire en 2026 que le solde financier des services à gestion séparée s’est détérioré de 7,342 millions d’euros et que cela peut être attribué exclusivement aux centres communautaires. Pour 2026, un déficit de 13,298 millions d’euros sera constaté pour les centres communautaires.
« Ainsi, alors que l’on parle partout de discipline budgétaire et de consolidation, la majorité ne permet aucun changement fondamental dans cette région déficitaire coûteuse. Ceux qui refusent tout véritable réalignement dans de telles conditions acceptent consciemment que l’argent des impôts continuera à affluer vers des institutions structurellement déficitaires », critiquent Balter, Stiel, Peters et Hoffmann.
– La question centrale continue d’être niée : « La majorité agit comme si ce problème pouvait être résolu avec quelques ajustements et de belles paroles. Mais la réalité est différente : les centres communautaires restent des tombeaux de millions de personnes et la majorité veut les maintenir en vie avec l’argent des impôts », explique Michael Balter du groupe Vivant. « Surtout en période d’endettement élevé et de taux d’intérêt en hausse, ce n’est pas responsable. »

Vivant avait suggéré d’examiner sérieusement les opérateurs externes, les investisseurs ou les modèles de transporteurs alternatifs, de transférer progressivement la responsabilité des opérateurs, de suspendre les investissements majeurs volontaires jusqu’à ce qu’une clarification structurelle soit obtenue et de soumettre un calendrier et un plan d’action concrets au Parlement. Tout cela a été rejeté par la majorité. « Au lieu d’un changement de cap clair, le principe politique reste l’espoir. »
– Quiconque continue de couler des millions n’agit pas de manière responsable : Ce refus est particulièrement problématique compte tenu de la situation financière générale, poursuit le communiqué de Vivant. « La Cour des comptes estime le niveau d’endettement consolidé de la DG à la fin de 2026 à environ 1,468 milliard d’euros. Dans le même temps, les charges d’intérêts s’élèveront à plus de 41 millions d’euros en 2026. Quiconque continue dans ces conditions à conserver des centres sociaux structurellement déficitaires n’agit pas de manière responsable, mais continue de reporter le problème au détriment du grand public. »
Pour Vivant, c’est clair : « La DG n’est pas un hôtelier. L’exploitation de châteaux, d’hôtels, de parcs de vacances et de centres de loisirs ne fait pas partie des tâches essentielles d’un gouvernement. Quiconque veut sérieusement consolider doit avoir le courage de mettre entre parenthèses des projets symboliques. Le rejet de notre proposition de résolution montre une fois de plus que la majorité manque toujours de ce courage. » (créer)