La Région de Bruxelles-Capitale également après 590 jours sans gouvernement – ​​Verougstraete jette l’éponge

Bruxelles compte le champion du record de football belge, le RSC Anderlecht. Mais autre chose bat également des records : la Région de Bruxelles-Capitale, l’une des trois régions de Belgique avec la Flandre et la Région wallonne, attend depuis environ 590 jours un nouveau gouvernement.

Avec 590 jours sans gouvernement, la Région bruxelloise établit un record. La crise gouvernementale au niveau fédéral en 2010 et 2011 a duré 541 jours.

Depuis les élections régionales du 9 juin 2024, les partis élus ne sont pas encore parvenus à former un nouveau gouvernement. La formation d’un gouvernement a échoué en raison du paysage politique très fragmenté à Bruxelles et des tensions linguistiques et idéologiques qui y sont associées.

Il y a 14 partis au Parlement régional bruxellois, représentant à la fois les communautés française et flamande. Un pacte de coalition stable nécessite des compromis au-delà de ces frontières linguistiques – ce qui n’a pas encore été réalisé. Il existe également des désaccords sur des priorités de fond, telles que la politique budgétaire, les questions sociales et la question de savoir si certains partis comme la N-VA flamande devraient faire partie d’une future coalition.

Mardi, le médiateur Yvan Verougstraete, leader du parti Les Engagés, a jeté l’éponge. Verougstraete souhaitait entamer des discussions avec PS, Ecolo, DéFI, Groen, Vooruit et Open VLD (futur Anders) pour négocier le budget et l’agenda des réformes. Mais le ministre du Budget par intérim, Dirk De Smedt (Anders), a annulé sa participation par anticipation.

Dans un communiqué, Verougstraete a regretté l’attitude d’Anders. « Au vu des nouvelles revendications de l’Open VLD (Anders) et du refus du ministre du Budget de participer aux négociations pour mettre en œuvre les réformes indispensables au redressement de Bruxelles et à la création d’un budget crédible, nous devons conclure que les conditions du succès de notre initiative ne sont pas réunies. Après 19 mois de délais manqués, de tabous et de veto, l’existence même de la région est en danger. »

« Maintenant que nous avons trouvé une solution pour former un gouvernement à majorité néerlandophone et réduire le déficit de plus d’un milliard d’euros comme prévu, l’Open VLD (Anders) invoque une nouvelle raison pour ne pas s’asseoir à la table des négociations, ne serait-ce que par l’intermédiaire de son ministre du Budget : il appelle au retour à l’équilibre budgétaire à partir de 2029 », a-t-il poursuivi.

Comme aucun nouveau budget n’a été voté, cela a des conséquences concrètes : de nombreux financements des clubs et des organisations sociales sont au point mort, les décisions d’investissement et de budget sont retardées et les acteurs économiques mettent en garde contre une incertitude croissante. Les services publics continuent de fonctionner, mais les grands projets et la planification financière sont très limités.

La Région de Bruxelles-Capitale reste sans gouvernement nouvellement élu car, malgré de longues négociations, les partis politiques ne sont pas parvenus à s’entendre sur une coalition, ce qui a conduit à une impasse politique prolongée avec de réelles conséquences sociales et financières. (créer)