Démarrage de la Challenger Pro League : Pas de VAR, mais « Football Video Support » (questions et réponses)

La VAR, telle qu’on la connaît en Jupiler Pro League et dans les compétitions internationales, n’existait pas en Challenger Pro League la saison dernière. A partir de la saison 2026/2027, qui débute ce soir (l’AS Eupen accueille Jong Genk samedi à 16h), il y aura du « Football Video Support » (FVS). Il est également appelé « lumière VAR ».

La forme réduite de revue vidéo de scènes de jeu controversées ou douteuses est utilisée pour la première fois en Belgique. « Football Video Support » est un système de révision qui permet aux arbitres de revoir les situations décisives pour le match. Contrairement au VAR, le système n’intervient pas automatiquement. Seul l’entraîneur-chef peut demander une révision.

Ceci est possible dans quatre types de situations : buts, situations de pénalité ; des cartons rouges directs et une carte montrée au mauvais joueur.

Après une demande, l’arbitre examine les images dans la zone de révision des arbitres (RRA), située en marge du terrain, puis prend la décision finale. Pour une meilleure compréhension du « Football Video Support » (FVS), les questions et réponses suivantes :

– Comment un formateur demande-t-il un avis ?

Chaque entraîneur-chef a deux « défis » au coup d’envoi. La demande de révision est un processus en trois étapes : l’entraîneur effectue un mouvement circulaire avec son doigt en l’air, puis remet au quatrième arbitre une carte de révision indiquant de quelle catégorie et de quel incident spécifique il s’agit. Une fois la carte de vérification soumise, la demande ne peut plus être retirée.

– Que se passe-t-il ensuite ?

Le quatrième officiel informe l’arbitre. Le ballon est-il toujours en jeu ? L’arbitre permet alors au jeu de continuer jusqu’à ce qu’il puisse être interrompu. Il regarde ensuite les enregistrements dans la « Zone de révision des arbitres ». Un opérateur de révision fournit les images de caméra disponibles sous différents angles et à différentes vitesses.

En fin de compte, l’arbitre prend lui-même la décision de s’en tenir à son évaluation initiale ou de modifier son jugement.

– Quand gardez-vous un défi ?

Cela dépend du résultat de l’examen. Si l’arbitre change sa décision, l’entraîneur conserve sa contestation. Si la décision initiale est maintenue, l’équipe perd le défi. Dans les matchs avec prolongation, chaque équipe reçoit un défi supplémentaire.

– Un joueur peut-il également demander une révision ?

Non. Seul l’entraîneur-chef peut officiellement demander une révision. Toutefois, les joueurs sont autorisés à dire à leur entraîneur qu’ils pensent qu’une scène de match devrait être revue.

– Un hors-jeu peut-il être reconnu ?

Oui. Les caméras permettent de tracer une ligne de hors-jeu. Cette ligne est ensuite tracée manuellement par l’opérateur de révision. Cela se produit lorsqu’un but est marqué, même s’il a déjà été refusé par le juge de touche. Dans d’autres situations où un hors-jeu peut avoir un impact, comme une pénalité ou un carton rouge, l’entraîneur-chef doit demander une révision.

– Quelles images sont utilisées ?

Deux caméras sont utilisées pour le « Football Video Support », installées aux abords de la surface de réparation. Les images des caméras fixes destinées à la transmission télévisuelle peuvent également être utilisées dans une phase de révision. Un « opérateur de révision », travaillant depuis une pièce séparée à côté du terrain, sélectionne les images pertinentes pour l’arbitre.

– Que devez-vous savoir d’autre sur le « Support vidéo de football » ?

Lors d’un examen, des accords clairs s’appliquent : L’arbitre prend lui-même la décision finale. Il n’y a pas de limite de temps pour un examen. Les joueurs et les entraîneurs ne sont pas autorisés à influencer l’arbitre. L’accès à la « zone de révision des arbitres » n’est pas autorisé. Quiconque le fera recevra un carton jaune.

Certaines décisions ne peuvent pas être modifiées une fois le jeu repris. Une exception ne peut être faite qu’en cas d’erreur d’identité, de comportement violent, de crachats, de morsures ou d’autres comportements irréguliers graves.

– Que se passe-t-il si la technologie échoue ?

S’il y a un problème technique ou si l’opérateur de révision ne peut pas fournir les images, le jeu continuera simplement à jouer sans « Football Video Support ». L’entraîneur-chef et le capitaine des deux équipes en seront informés. Un dysfonctionnement technique n’a aucune influence sur le résultat final du jeu. (proleague.be/cre)

REMARQUE – OD s’est entretenu avec l’ancien arbitre d’Eupen Jean-François Crucke à propos du VAR en général et du « Football Video Support » (FVS) introduit exclusivement dans la Challenger Pro League. L’interview paraîtra sur OD à une date ultérieure.