Les incendies de forêt provoquent des dégâts dévastateurs et peuvent même avoir des conséquences à long terme pour l’homme. Les petites particules de poussière fine peuvent pénétrer profondément dans les poumons et même dans le sang.
Les incendies de forêt ne sont pas seulement dangereux en raison de leurs flammes destructrices, la fumée qui en résulte présente également un risque pour la santé. Le feu de forêt dans les Hautes Fagnes se propage. Les responsables des secours espèrent que des renforts venus de l’étranger et des températures plus fraîches aideront à maîtriser l’incendie.
Le front de feu s’étendait dimanche matin sur plus d’un kilomètre, comme le rapporte la RTBF. L’incendie, considéré comme le plus grand incendie de forêt de l’histoire de la Belgique, avait détruit samedi soir environ 2.700 hectares de terres, selon les autorités locales. Pour une meilleure compréhension, questions et réponses ci-dessous.

– Que peut causer la fumée ?
Les panaches de fumée créés par les incendies de forêt sont un mélange complexe de différents gaz et de particules très fines qui se forment lorsque les arbres, les buissons, mais aussi les bâtiments et autres matériaux brûlent. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les fines particules de poussière appelées PM2,5 sont particulièrement inquiétantes car elles peuvent être inhalées et pénétrer profondément dans les poumons. Cela peut à son tour provoquer de la toux, des problèmes aux yeux et à la gorge, des maux de tête ou un essoufflement.
Comme les particules peuvent même pénétrer dans la circulation sanguine, elles peuvent en principe affecter tous les organes humains. Les particules déclenchent une inflammation et un stress dans les cellules. Selon la durée de cette situation, des maladies peuvent survenir. Selon les experts, les maladies cardiovasculaires ainsi que la démence ou le diabète de type II sont également associées aux poussières fines.
– Qui est particulièrement à risque ?
Selon l’OMS, les symptômes pourraient s’aggraver chez les personnes souffrant d’asthme, de maladies pulmonaires ou cardiaques chroniques. En outre, les personnes âgées, les bébés et les enfants courent un plus grand risque que les autres ; les poumons des plus petits sont encore en développement. Les personnes handicapées et les femmes enceintes font également partie des groupes à risque, sans oublier les services d’urgence qui sont en première ligne dans la lutte contre les incendies.

– À quelle distance du feu sera-t-il dangereux pour les personnes ?
Étant donné que différentes conditions météorologiques – comme le vent – mais aussi différentes réactions personnelles aux polluants jouent un rôle, il n’est pas possible de fixer une distance de sécurité générale par rapport aux incendies de forêt. Cependant, à mesure que l’on s’éloigne de la zone de brûlage, la probabilité d’effets aigus dus à l’exposition à la fumée diminue. À partir de quelques centaines de mètres, les effets des poussières fines décrits ci-dessus seraient plus pertinents.
L’OMS souligne que la fumée des incendies de forêt peut se propager à de vastes régions, voire à des pays ou des continents, et détériorer considérablement la qualité de l’air dans les endroits orientés dans la direction du vent correspondante, même pour les personnes vivant loin.
– Que pouvez-vous faire pour vous protéger ?
L’OMS conseille : Suivez les recommandations des autorités locales. Restez à l’intérieur si possible et gardez les fenêtres et les portes fermées. N’utilisez pas les climatiseurs dans un mode où ils laissent entrer l’air extérieur et le font circuler à l’intérieur. Portez un masque FFP2 à l’extérieur. Si vous présentez des symptômes, demandez un avis médical. (dpa)
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