Le Norvégien Nyland fait une erreur comme le Belge Lammens – cela est également arrivé à Oliver Kahn lors de la finale de la Coupe du monde 2002

MISE À JOUR – Seulement 24 heures après l’erreur fatale du Belge Senne Lammens en quart de finale de la Coupe du Monde contre l’Espagne (1:2), un scénario presque identique s’est répété. Cette fois, c’était le gardien norvégien Ørjan Haskjold Nyland en quart de finale contre l’Angleterre.

Peu après le début de la prolongation, Nyland n’a pas pu désamorcer de manière décisive un tir dangereux de Morgan Rogers. Le ballon a rebondi dans les pieds de Jude Bellingham, qui n’a pas manqué cette occasion inattendue. Le milieu de terrain du Real Madrid, qui avait déjà égalisé juste avant la mi-temps, a marqué pour porter le score à 2-1 et envoyer l’Angleterre en demi-finale.

Lammens a remplacé Thibaut Courtois à la 71e minute du match des Diables Rouges contre l’Espagne. Le joueur de 24 ans n’a quitté le Royal Antwerp FC pour Manchester United qu’en septembre 2025 et s’y est immédiatement imposé comme gardien titulaire.

Selon ses propres déclarations, Courtois souhaitait continuer à jouer malgré ses plaintes. Cependant, le sélectionneur national Rudi Garcia a décidé de procéder à un changement. Il a justifié cela en disant que dans un match de ce niveau, seuls les joueurs en bonne forme physique devraient être sur le terrain.

La Belgique semblait déjà se préparer à la prolongation avant que la scène décisive ne se produise à la 88e minute. Lammens n’a pas pu retenir un tir lointain de Pau Cubarsí d’environ 25 mètres et a laissé le ballon rebondir vers l’avant. Mikel Merino a réagi le plus rapidement, portant le score à 2-1 et scellant la sortie des Diables Rouges.

L’erreur du jeune gardien a suscité la déception en Belgique, mais la plupart des observateurs ont évité de lui reprocher prématurément. Après tout, l’Espagne a été la meilleure équipe pendant de longues périodes et méritait de gagner au classement général. L’ancien joueur national Philippe Albert s’est cependant montré beaucoup plus critique.

« Je suis profondément déçu d’être éliminé de cette manière. Lammens a décidé du match. Sans cette erreur, nous aurions encore été dans le tournoi. Personne ne sait combien de prolongations se seraient déroulées si Doku, Saelemaekers et Lukaku avaient eu plus d’espace. À ce niveau, dans un quart de finale de Coupe du Monde, une telle erreur ne peut tout simplement pas se produire », a écrit Albert.

L’histoire du football montre que même les plus grands gardiens ne sont pas à l’abri de tels moments. Oliver Kahn en a fourni un exemple frappant lors de la finale de la Coupe du monde 2002.

Le 30 juin 2002, l’Allemagne a longtemps réalisé une solide performance en finale contre le Brésil. Mais à la 67e minute, Kahn commettait une grave erreur : il ne parvenait pas à retenir un tir de Rivaldo, Ronaldo était juste et donnait l’avantage au Brésil 1-0. L’attaquant a ensuite porté le score à 2-0 et a permis à la Seleção de remporter un cinquième titre de Coupe du Monde. Pour Kahn, malgré un tournoi exceptionnel, la finale restait inextricablement liée à cette seule erreur. (créer)

L’Angleterre et l’Argentine peuvent continuer à rêver du titre de champion du monde

L’Angleterre et l’Argentine ont atteint les demi-finales de la Coupe du monde 2026. Cependant, les deux favoris ont dû se battre dur avant de pouvoir s’imposer face à de puissants outsiders samedi soir. La Norvège et la Suisse ont tout exigé de leurs adversaires et n’ont quitté le tournoi qu’après des performances passionnées.

Lors du premier quart de finale, la Norvège a pris un meilleur départ contre l’Angleterre et a été récompensée par un tir lointain bien mérité d’Andreas Schjelderup à la 36e minute pour lui donner une avance méritée.

Les Scandinaves ont défendu de manière disciplinée et ont lancé à plusieurs reprises des contre-attaques dangereuses, tandis que l’Angleterre n’a longtemps trouvé aucune faille malgré un large avantage en possession. Il a fallu attendre les arrêts de jeu de la première mi-temps pour que Jude Bellingham parvienne à égaliser avec un finish précis.

Même après la pause, le jeu restait ouvert. La Norvège a eu plusieurs occasions de reprendre l’avantage, mais a échoué à cause de Jordan Pickford ou de l’aluminium. Un but norvégien a été refusé après l’intervention du VAR, ce qui a suscité de nouvelles discussions. Alors que tout indiquait déjà des tirs au but, Bellingham est une fois de plus devenu le vainqueur du match. En prolongation, il a marqué pour porter le score à 2-1 et donner à l’Angleterre une place en demi-finale.

Un intense échange de coups s’est également développé entre l’Argentine et la Suisse lors du deuxième quart de finale.

L’Argentine, championne en titre, a rapidement pris l’avantage grâce à Alexis Mac Allister après un coup franc, mais la Suisse est restée fidèle à sa ligne courageuse et a mérité l’égalisation grâce à Dan Ndoye. Les Suisses ont défendu de manière compacte et ont mis à plusieurs reprises les favoris en difficulté.

Un tournant décisif a été le carton jaune-rouge contre Breel Embolo, qui a obligé la Suisse à jouer la phase finale et à jouer les prolongations en infériorité numérique. L’Argentine a utilisé l’espace supplémentaire de manière cohérente : Julián Álvarez a porté le score à 2-1 avec un but remarquable à la 112e minute, avant que Lautaro Martínez n’ait marqué le score final 3-1 avec une contre-attaque dans le temps additionnel. Ce qui est remarquable, c’est que, malgré une performance engagée, Lionel Messi n’a pas réussi à marquer son propre but lors d’un match à élimination directe de la Coupe du Monde pour la première fois depuis longtemps.

Les duos des demi-finales sont désormais déterminés : la France affrontera la Belgique contre l’Espagne, vainqueur (mardi, 21h00 CEST) et l’Angleterre affrontera l’Argentine (mercredi, 21h00 CEST). (dpa/cré)