Arimont : « Des lignes rouges claires contre les représentations d’abus sexuels sur enfants par l’IA » – Nouvelle réglementation

Cette semaine, le Parlement européen a approuvé de nouvelles règles interdisant l’utilisation d’applications d’IA susceptibles de créer des deepfakes sexualisés ou des représentations d’abus sexuels sur des enfants.

« Quiconque utilise l’IA pour intégrer des personnes réelles dans des contenus pornographiques sans leur consentement ou pour créer des représentations d’abus sexuels sur des enfants porte atteinte aux valeurs fondamentales de notre société. De telles pratiques doivent être clairement interdites. C’est pourquoi j’ai expressément soutenu le résultat des négociations entre le Parlement européen et les États membres. Avec la nouvelle réglementation, l’UE assume un rôle de pionnier au niveau international », a expliqué l’eurodéputé est-belge Pascal Arimont (CSP-PPE) après le vote.

Avec cette interdiction, l’Union européenne réagit à une évolution alarmante : des systèmes d’IA de plus en plus puissants sont utilisés à mauvais escient pour représenter des femmes et des enfants en particulier dans des images, des vidéos ou des enregistrements sonores trompeusement réalistes sans leur consentement.

Ces derniers mois, les « applications nudify » et les outils d’IA comparables sont devenus de plus en plus répandus. Ils permettent de manipuler artificiellement des images de personnes réelles et de créer des représentations intimes qui n’ont jamais existé. Les conséquences vont de la cyberintimidation et du chantage au stress psychologique à long terme pour les personnes concernées. La possibilité d’utiliser l’IA pour créer des représentations d’abus sexuels sur des enfants est particulièrement préoccupante.

« Nous ne devons pas permettre que l’intelligence artificielle devienne un outil de violence sexuelle numérique et contribue également à la normalisation de tels actes. C’est pourquoi nous traçons une ligne rouge claire à travers l’Europe avec cette interdiction », souligne le député.

« Les nouvelles réglementations ne s’adressent pas seulement à ceux qui créent ou distribuent de tels contenus. Les fournisseurs des systèmes d’IA correspondants sont également expressément couverts. Quiconque souhaite gagner de l’argent avec les systèmes d’IA doit à l’avenir s’assurer qu’ils ne peuvent pas être utilisés pour créer des deepfakes sexualisés ou des représentations d’abus sexuels sur des enfants. Les entreprises ont désormais jusqu’au 2 décembre 2026 pour adapter leurs systèmes aux nouvelles exigences », a conclu l’eurodéputé de l’Est de la Belgique.